Mai 2004
ÉDITO
Get up, stand up !
par Patrick Morin
Notre premier numéro spécial sur le graphisme chinois, en novembre 1997, avait été consacré à la découverte. Des signes, des personnes, des approches, autant de regards nouveaux pour nous tous et un certain romantisme exotique dans cet échange.
Lire la suite Aujourd’hui, dans le cadre de l’année de la Chine, ce nouveau numéro porte un tout autre regard. Entre temps, en effet, et personne ne l’ignore plus, la Chine bouleverse le paysage économique mondial, bâtit les plus grandes villes du monde et “fabrique” une population de designers à même de répondre à ses grandioses appétits. La Chine a des besoins et applique donc sans états d’âme des méthodes de captation de savoirs. En nouant des relations, en passant des commandes, en organisant des rencontres, des workshops, des concours ou des expositions, les designers internationaux qui se rendent en Chine servent plus ou moins consciemment le développement de cette puissance. Évidemment, tous ceux qui ont plusieurs fois fait le voyage ne demeurent pas indifférents et les mots de leurs expériences sont non seulement admiratifs, mais aussi emprunts d’une certaine tendresse (ne pas omettre de lire le récit complet de Michel Strauss sur www.etapes.com). Ce gigantesque pays marque, comme toujours, ses voyageurs. Sans doute plus encore lorsqu’ils partagent des événements ou des réalisations avec les professionnels. Nos différences et leur emprise sont trop importantes pour demeurer insensibles.
La Chine est parfaitement réveillée et veut redevenir ce qu’elle fût : une grande civilisation et une grande puissance. Rien ne sera laissé de côté et l’art et la création seront, évidemment, des avant-gardes. L’art contemporain chinois affirme déjà son emprise alors que les graphistes sont en période transitoire. Partagés entre histoire et redécouverte des signes, contraintes commerciales, influence internationale et attirance pour l’art, leurs travaux se cherchent. Situation normale avant le recalage qualitatif, avant la prise de liberté, avant que peut-être ils ne deviennent les meilleurs. Les postdiplômes acquis à l’étranger accéléreront ce processus.
Les dirigeants et entrepreneurs chinois ont compris que, dans leur stratégie de développement, les graphistes seraient soit une carte soit un pion.
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Le fond & la forme
GRAPHISMETransitions chinoises
par Ruedi Baur, Michel Bouvet, Yolaine Escande,
Etienne Hervy, Anne Melcer, Vanina Pinter,
Thierry Sarfis, Michel Strauss et Wang Xueqin
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A l'occasion de l'année de la Chine, étapes consacre un dossier au graphisme de ce pays. Ce sont d'abord des designers français qui ont voyagé, travaillé ou exposé en Chine qui nous raconte leur vision d'un pays qui enlace la modernité à bras le corps. Vient ensuite la présentation du travail de 16 graphistes chinois. |
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Les Studios présentés dans le dossier :
(cliquez sur les images pour plus de détails...) |

Chen Zhengda |
Quail Egg |
Han Jiaying |
Shen Hao-Peng |
Wang Xu |
Yong Xiao |
Alan Chan |
Benny Au |
Huang Yang |
Jiang Hua |
Jianping He |
Joseph Foo |
Pan Qin |
Zhen Yang |
Zeng Jun |
Jack Chang |
CRÉATION
- Design
comédie et sacrilège selon les Luo brothers
Peinture bavarde
LA PART DU TEXTE
- Pentimento
Marilyn façon Orlanou le malentendu
PARTICIPANTS AU NUMÉRO
Ruedi Baur, Lewis Blackwell, Michel Bouvet, Yolaine Escande, Pierre Fresnault Deruelle, Etienne Hervy, Anne Melcer, Vanina Pinter, Thierry Sarfis, Michel Strauss, Wang Xueqin