Janvier 2005
ÉDITO
Le mal-fait du prince !
par Patrick Morin
Les arts décoratifs. De quoi parle-t-on ? De l’Ensad, surnommée “les Arts décos” ou bien de l’Ucad rebaptisée Les Arts décoratifs. Il est probable qu’à l’usage cette appellation devienne “Les Arts décos”. A condition toutefois que le public – dont les professionnels représentent une part importante – s’y reconnaisse ?
Lire la suite Ce qui est infiniment mal parti car, entre ce doublon nominal et sa représentation visuelle, on reste pantois.
L’actualité est ainsi faite que ces deux logos (Ensad et Ucad) font polémiques mais pour des raisons antagoniques.
Le premier – et c’est à cause de cela qu’il prête le flanc à la contestation – représente les arts décoratifs alors que le second ne représente rien sinon une impression de duperie.
A l’origine, ce sont des graphistes consultés pour la signalétique qui ont soulevé une éventuelle évolution du logo. Plus tard, l’idée fut reprise par une agence qui eût mieux fait de s’abstenir.
Ce dossier bâclé, où commanditaire et commandité n’ont aucunement assumé leur rôle, a abouti au résultat présenté en page 22 et passera sûrement à la trappe à la première occasion : un remaniement de présidence, par exemple.
Il en restera perte de temps, d’argent et d’image. Ce logo est contestable en tous points : recherche revendiquée de modernité, dimension institutionnelle, identification, marque, lisibilité, typographie (un Eurostile extended ratatiné), concept même. Si sept entités composent cette ex-Ucad, il eût fallu un système pour éviter l’empilage de ces différents éléments (musées, bibliothèque, écoles) et non ce pastiche d’artisanat mal embouti dont, une fois de plus, les différents argumentaires rédigés a posteriori embobinent l’observateur crédule.
Les agences auraient-elles réellement délaissé la création pour le discours ? On serait tenté d’y croire si l’on se réfère aux récents logos réalisés. Paradoxe. Au même moment, Les Arts décoratifs présentent une exposition de qualité (en couverture) qu’il ne faut surtout pas rater et entretiennent de fait le lien étroit avec la population créative à même de résoudre ces problématiques visuelles délicates.
Fait du prince, erreur de casting, majestueux ratage.
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Le fond & la forme
HISTOIRESyncopée d'images
par Pierre Ponant
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Un article en deux temps, pour remonter le fil du temps jusqu'aux points de contact privilégiés entre une musique et les images du courant culturel qui la porte. Ill y eut les années 1950 et le jazz période de constructions fortes, puis le psychédélisme vint flouter les limites et brouiller les contrastes. |
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IMAGESContrôle de la citation
par Stéphane Darricau
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Plongée, avec Stéphane Darricau, dans l’univers de l’amateur de rock, dont la passion englobe aussi bien la musique que l’univers graphique des pochettes de disques. Entre innovation, référence et parodie, les pochettes de disques des groupes et artistes de ces trente dernières années jouent des codes graphiques et typographiques du rock pour constituer un langage à part. |
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IMAGESLa loi du cristal
par Anne Melcer
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Les gros labels musicaux ont les moyens mais rarement l’audace, quand les petits, plus serrés financièrement, se montrent plus novateurs. Telle est la loi censée régir le graphisme appliqué à la musique en France. Retour sur l’état de la création visuelle dans les labels français, en compagnie des graphistes Antoine Cartlier, Franck Loriou, Akroe et Jean-Michel Tixier. |
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- www.creative-syndicate.com
- www.akroe.net
- www.autrementledesign.fr
- perso.wanadoo.fr/ericpoupy
- www.collectif-effervescence.fr.st
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COMMUNICATIONSymphonie inachevée
par Vanina Pinter
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Un cliché tenace veut que l’orchestre classique français reste dans l’ombre, échappant à toute tentative de communication visuelle, alors que l’élargissement et le renouvellement de son public devient une nécessité. étapes : 116 dresse un état des lieux des rapports entre graphisme et musique classique, dont toutes les bases sont encore à poser et à inventer. |
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ÉVèNEMENTCover boys
par Etienne Hervy
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A l’occasion du Mois du graphisme d’Echirolles, Michel Bouvet présente, avec Swinging London, une exposition qui effleure la thématique d’Echirolles 2004 – le graphisme à l’échelle de la cité-, en proposant une incursion dans l’univers de la musique londonienne. Quand musique et graphisme se rejoignent pour parler de l’esprit d’une ville… |
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- www.lsdstudio.co.uk
- www.hingston.net
- www.zipdesign.co.uk
- www.corbijn.co.uk
- www.friendchip.com
- www.insect.co.uk
- www.stylorouge.co.uk
- www.barnbrook.net
- www.onedotzero.com
- www.lsdstudio.co.uk
- www.thedesignersrepublic.com
- www.bigactive.com
- www.eklektic.co.uk
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CRÉATION
LA PART DU TEXTE
- Interview
Tout sur la musiqueLaurent Séroussi
- L'image réfléchie
Tout comme il y a des chateau d'eau, il y a des boîtes de "nuit" : www.amnesia.fr
- Paroles
Jam Secession, Eike Königet, Adrian Shaugnessy : www.idanda.net
- Regard
Vision pourun autre système
PARTICIPANTS AU NUMÉRO
Lewis Blackwell, Stéphane Darricau, Pierre Fresnault- Deruelle, Eike König, Pierre Ponant, Adrian shaughnessy, Rionne Sojon-Bisjeveld, Dominique Védy.