Février 2007
ÉDITO
Vidé(e)s de sa substance
par Vanina Pinter
À examiner les affiches de la campagne électorale ainsi que les photos qui agrémentent les sites officiels des candidats, l’imagerie des présidentielles semble irrémédiablement liée au genre du portrait. Comme un vestige de la figure du roi, de l’effigie sur pièce de monnaie...
Lire la suite De la Renaissance aux temps des Lumières, le portrait imposait un certain pouvoir. « Signe de reconnaissance, le portrait est aussi un moyen de connaissance. Connaissance de la vie intérieure (…) Connaissance de la destinée de l’homme représenté. (…) Connaissance de l’histoire dans laquelle s’inscrit le personnage ». Rien de tel dans les images que nous considérons. A l’ère numérique (télé, imprimé et Internet), les visages se pixellisent, se transforment en données mathématiques, immatérielles et médiatiques. Nous ne sommes plus dans le règne de l’image mais dans celui du flux. La neutralité photographique, la fadeur des expressions et de l’impression papier estompent la dimension humaine. Les murs se couvrent de visages lisses, insipides, rajeunis, pour que chacun s’y projette. Les candidats louvoient entre porter la figure du leader (composition ascendante) et se farder en « homme ordinaire ». Toutes les problématiques propres au genre du portrait sont ici amollies. Loin d’être des images politiques et militantes, elles sont des objets de communication. Ces visages sont destinés à séduire. Ils sourient.
Pour mieux s’ennuyer de ses images de campagne, il faut les mettre à côté des affichages sauvages de Robbie Conal. L’esprit guerrier y est présent. Ses satires, caricatures, parfois hommages, octroient, grâce à la technique du dessin, une âme – terrifiante – aux êtres de pouvoir. Dans ses portraits, l’homme est réinvesti dans sa chair, ses souffrances et ses errances.
D’un côté, les affichages de Robbie Conal, art activiste, et de l’autre, un matraquage de communication évènementielle sans auteur. Le graphisme est inhérent au premier, exclu de l’autre, dans les formes, comme dans le fond. L’humain, réduit à une image de surface est partout, le discours et son expression, nulle part.
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Le fond & la forme
ILLUSTRATEURSPetit panorama de l'illustration jeunesse
par Stéphane Corcoral, Kate Fletcher et Morvandiau
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Illustrateurs, directeurs artistiques et éditeurs prennent la parole dans ce dossier pratique et livrent un aperçu du secteur en pleine expansion de l'édition jeunesse. |
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IDENTITéLuxembourg 2007, la chasse au cerf
par Vanina Pinter
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En 2007, le duché et la cité du Luxembourg deviennent capitale de la culture. Initiée par l'agence Bizart, l'identité et ses applications ont été reprises et appliquées par le studio Martial Damblant. |
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SIGNALÉTIQUEBons baisers de Souabe
par Karianne Fogelberg
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À Stuttgart, deux studios, L2M3 et Büro Uebele, s'imposent internationalement grâce à un graphisme rigoureux où construction de la plage et signalétique monumentale sont placées sous la distinction de la maîtrise typographique. |
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- www.uebele.com
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À LEUR AVISDaumier du XXIe siècle
par Renaud Faroux
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Le dessin et l'affiche politiques ont, plus que jamais, à l'heure de la campagne présidentielle, des raisons d'exister dans la rue. La preuve aux États-Unis. Rencontre avec Robbie Conal. |
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CRÉATION
LA PART DU TEXTE
- L'image réfléchie
La croix et la bannière
- Legislation
Marchés publics de création graphique
- Point de vue
Erasme, le prix à payer : www.erasmusprijs.org
L'art chorégraphique visité par le numérique
PARTICIPANTS AU NUMÉRO
Caroline Bouige, Rionne Soson-Bijleveld, Stéphane Corcoral, André Delepierre, Renaud Faroux, Kate Fletcher, Karianne Folgeberg, Pierre Fresnault-Deruelle, Joshua Haymann (stagiaire), Michel Mazoyer, Morvandiau, Laetitia Sellam