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Metallica missionne l’agence Turner Duckworth pour renouveler son identité visuelle et concevoir le graphisme de son dernier album.
Si, au premier abord, cela peut paraître surprenant, qu’un groupe de Heavy Metal, fasse appel à l’une des plus importantes agences de branding et de packaging du moment pour concevoir la pochette de son dernier album et remettre à jour son identité visuelle, ceux qui en savent un peu sur les pratiques de Metallica ne seront pas déconcertés.

Plus gros vendeur de musique après Madonna, Elton John et Puff Daddy, Metallica s’impose comme une marque internationale exportatrice de musique et de produits dérivés. Dans le film /documentaire « Some Kind of Monster », le groupe se dévoilait sans pudeur, filmé 24h/24h, ne dissimulant ni les querelles qui secouent leur vie commune, ni leurs problèmes d’alcool ou encore les conversations animées sur des questions d’argent. On apprenait, au risque de faire sourire les mauvais esprits, que les quatre « dur à cuire » suivaient une thérapie commune, accompagnés jours et nuits par un « spécialiste ». Drôle de transparence ou stratégie de communication, Metallica se prononçait en faveur d’un décalage médiatique, assumant ses choix sans craindre le jugement du public, ni considérer une probable répercussion de l’information sur ses ventes, comme il l’avait déjà fait lors de l’affaire Napster en 2000. Chef de file de l’opposition au téléchargement Internet, le groupe avait alors intenté un procès à « Napster » l’ancêtre des sites de Peer to Peer, leur livrant la liste de plus de 300 000 internautes ayant téléchargé illégalement un ou plusieurs morceaux issus de leur discographie. En guise d’accord, ce furent quelques centaines de milliers d’ amateurs de Metallica qui se trouvèrent, à la suite cette affaire, privés de l’accès au site Napster, entraînant les protestation de nombreux fans et, les médias, de relayer la tragédie occasionnée : des fans de Metallica brûlant leurs T-shirt à l’effigie de leurs ancien idole, piétinant de rage les CD du groupe phare.
En confiant dernièrement sa communication à Turner Duckworth, l’une des agence de branding et de packaging les plus réputées ( é :156), Metallica réaffirme l’attractivité et la vente du médium CD comme une priorité. Côté conception, la satisfaction d’une telle commande par des créatifs pour qui l’éclectisme constitue une revendication professionnelle, sonne comme une évidence - Bruce Duckworth l’affirmait dans le numéro 156 d’étapes : « la diversité de notre clientèle est en partie due à notre désir de ne pas nous enfermer dans un secteur particulier (…) les meilleures opportunités se trouvent dans les secteurs qui ne se préoccupent pas de ce que le design peut apporter à une marque ». –
Identité facilement reconnaissable, adaptable à la diversification des supports et valorisation de l’objet CD, voici, en quelques images les fruits de la collaboration Metallica / Turner Duckworth ; inattendue mais pas incongrue.
Trois jours après son lancement, ½ millions d’albums vendus, Death Magnetic est l'album le mieux vendu en Angleterre et aux Etats-Unis.

T&D réfléchit à une pochette de disque assez minimaliste pour fonctionner en icône sur toutes les interfaces, y compris les plus petites baladeurs MP3 et téléphones portables.


Commentaires
Mais où est passé le disque ?
Si je comprends bien la pochette est un trou ... une tombe ... mais dans l'affaire où est passé le disque ? la galette ? la rondelle ? le squd ? ...
Petit détail du logo "Death Magnetic" ... j'imagine que le "D" et le "C" qui ressemblent à des aimants c'est fait exprès ... pas mal ...
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