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Standardisée, galvaudée, méprisée, l’utilisation du format papier A4 s’est vidée de toute signification. Dans le cadre de la carte blanche que leur accorde la galerie My monkey, Think Expérimental revalorise l’emploi du 21x29,7cm. Composé de quatre graphistes issus de l’Ecole supérieure des Arts Appliqués de Bourgogne, le studio met en place une démarche expérimentale dans laquelle l’accident, la recherche de sens et l’emploi de nombreux outils constituent les principaux ingrédients.


Un an après avoir exposé collectivement à la galerie, L.J. Beaubourg, A.J. Fosik revient sur les lieux pour sa première exposition personnelle en Europe. Évoquant l’Art Populaire de son pays, le sculpteur américain taille et peint à la main des lamelles de bois qu’il assemble ensuite pour concevoir des totems animaliers imaginaires. Ces créatures, mi-bêtes mi-hommes empruntent le caractère kitch des trophées de chasse traditionnels et le détournent dans une représentation ludique de l’animal sauvage.
La médiathèque de Nancy revient sur un demi-siècle de création du graphiste Massin à travers l’exposition de plus de deux cents pièces originales appartenant à l’auteur. Les ouvrages achevés côtoient les maquettes en cours de réalisation permettant au spectateur d’appréhender le processus créatif de l’auteur. La genèse de ces projets témoigne des recherches expérimentales et plastiques que Massin développa autour de la lettre - dans ce qu’il nomme ses « scandales visuels » (la Cantatrice chauve) comme dans ses œuvres à grande diffusion (collection Folio chez Gallimard)- qui donneront naissance au concept de typographie expressive.
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Pour la plus grande exposition qu’il n’ait jamais organisé, Le centre d’Art Visuel de Sainsbury s’empare des œuvres d’Architecture, de Design, d’Art Abstrait et Constructiviste de l’Université d’Est Anglia (UEA). La fondation de cette collection en 1968 faisait écho à la vocation interdisciplinaire de l’établissement, déjà engagée quatre ans plus tôt lors de la construction de ses bâtiments par l’architecte Denys Lasdun. De 1910 à aujourd’hui, l’exposition retrace l’épopée de l’Art Moderne, en se focalisant plus particulièrement sur les concepts de construction et de rationalisation de l’espace ayant recours aux mathématiques, à la science, et à l’architecture.

Date d’anniversaire passée ou pas, les évènements de mai 1968 continuent d’abreuver Paris d’expositions rétrospectives. Pour offrir une nouvelle lecture des traces graphiques immortalisant « l’esprit (s) de mai », la BNF exploite son importante collection d’affiches, tracts, photographies et journaux d’époque dans la réalisation d’une fresque graphique à grande échelle. La numérisation d’une partie de cette production fragile et éphémère a permis une confrontation thématique des pièces conservées. Cinq pôles sont ainsi développés : l’image révolue du général De Gaulle dans la révolution, le langage commun des universités et des usines pour un même combat, les institutions culturelles, la presse libre et le quotidien des occupants.
© Robaglia Design
Né il y a 110 ans, le pneumatique Michelin ne peut être évoqué sans son Bibendum, logo de l'entreprise dont l'insertion dans l'imagerie collective n'est plus à démontrer. Le musée d'Art Roger-Quilliot accueille ainsi toute l'histoire et l'évolution graphique du héros. Affiches et objets commerciaux, de l'émergence de la société à aujourd'hui, sont rassemblés dans cette exposition originale. Des croquis du dessinateur publicitaire Marius Rossillon, en passant par ceux de Francisque Poulbot jusqu'aux affiches de Savignac, le Bibendum s'expose, pendant que sont proposés ateliers et concours de dessins pour enfants et adolescents.
Pour la première rétrospective postmortem de l’œuvre de Richard Avedon, le Louisiana Museum of Modern Art du Danemark conçoit avec le musée du Jeu de Paume de Paris une exposition itinérante retraçant l’ensemble de la carrière du photographe. Images de mode incontournables, portraits de célébrités politiques, mais aussi d'ouvriers et de mineurs, c’est au total 270 œuvres qui sont réunies et enrichies d’une quarantaine de tirages grands formats issus de la série « In the Americana West » réalisée de 1979 à 1984.

L'exposition Living Box fait partie des initiatives favorisant la création artistique et le design. Inscrite dans le contexte du programme DESIGN'-IN / Pays de la Loire, en lien avec les acteurs artistiques et culturels, les entreprises et les écoles de la région, elle rassemble au Hangar à Bananes de Nantes les nouvelles attitudes créatives interrogeant la politique, l'économie et l'écologie.
Scénographiée par Matali Crasset, Living Box regroupe des réalisations qui mélangent le mobilier, le graphisme et l'architecture d'intérieur, mais aussi un ensemble d'espaces habitables, des « Living box », micro-architectures, cellules ou chambres.
Transformé depuis 2002 en pôle artistique d’exposition, l’ancien site industriel du grand Hornu, invite le designer Marti Guixé à prendre possession de son aile nord et de ses jardins. Le designer explore pour l’occasion le thème du feu et de la célébration. Il en résulte une série de projets originaux et volontairement décalés.
Pour sa première exposition personnelle, le designer Alfredo Häberli lève le voile sur son processus créatif. La scénographie composée de modules colorés illustre cette accessibilité. Par la formation de pôles thématiques, représentés par des maisons aux murs ouverts, il propose une lecture simplifiée des concepts qui ponctuent son travail tel que fonctionnalité, ludisme, couleur ou légèreté. Trois cabanes, laboratoires d’inspirations de formes et matières, complétées par un regard sur le design suisse, très présent dans la production d’Häberli, donne accès aux coulisses de sa production. Un dernier espace présente les créations les plus récentes.
