
Les rencontres internationales de Lure se penchent cette année sur « le contrat graphique » : commande, création, rémunération, la relation à l’argent s’aborde dans sa multiplicité. Pendant 5 jours, les interventions
de Jean Baptiste Levée, Vincent Perrottet, Yves Perrousseaux, Delphine Cordier, Fabrizio Rossi, Sébastien Morlinghem, Fanny Garcia et Jack usine (pour la fonderie Smeltery) et bien d’autres illustreront la thématique en fonction de leurs expériences leurs rencontres. L’enseignant et typographe à l’imprimerie nationale Franck Jalleau exposera à cette occasion et pour la première fois ses dessins typographiques qui tiennent leur singularité de l’importance accordée au geste calligraphique.Dans le chaleureux petit village de Lurs, les rencontres perpétuent depuis 1952 la transmission des savoirs typographiques dans un climat de fête et de retrouvailles.
Inscriptions et programme complet sur le site de l’association.
(20% de remise sur l'inscription jusqu'au 31 juillet 2008)
Commentaires
Bourgeoisie typographique
«La transmission des savoirs typographiques dans un climat de fête et de retrouvailles»…
Encore bien mieux qu'à Chaumont, le petit noyau des graphistes se retrouve tout seul, se fait mousser, se papouille. On invite quelques brillants éléments ou autres électrons libres pour nous conter la création comme si vous y étiez.
À Lurs, aucune chance de croiser un étudiant un peu perplexe ou un public «ordinaire», celui qui n'y comprend rien, «la transmission des savoirs typographiques» est bien gardée, bien réservée à ceux qui savent déjà, ceux qui gagnent assez et peuvent payer le prix de ce «séminaire», peuvent se loger dans ce lieu féérique, sans parler du temps ou du prix du transport ou encore celui des repas…
Longue vie au Cercle de Lurs.
malformé vif
Tout ça parce que, malgré tous les efforts que t'as mis à te faire un blog et te le faire buzzer, c'est pas toi qui a été invité…
Anti-élitisme
Navré mais ta calomnie molle n'a pas grand chose à voir avec le sujet. Navré également de n'être point anonyme dans mes commentaires. Navré de ne pas attendre quelques invitations que ce soit et de me contenter très bien du très petit nombre de visiteurs qu'accueille mon site.
Pour tout dire je suis passé aux Rencontre de Lurs il y a 2-3 ans, il y a avait écrit sur le programme que le mercredi avait lieu une présentation ouverte au public (gratuite) des travaux des intervenants… Ce que j'ai vu c'est trois quatre trucs qui se courraient après, aucun des intervenants n'a montré quoi que ce soit, mais par contre j'ai pu voir quelques graphistes qui jouaient le jeu avec trois bouts de ficelles à côté de quelques étudiants d'écoles privées qui avaient fait le déplacement pour montrer leurs frigides portfolios.
Peut-être que quand je serais un graphiste riche et/ou célèbre, exploitant suffisamment de stagiaires et remportant assez d'appels d'offre pour aller à Lurs me payer du bon temps, alors j'irais.
une baston!
oh oh mais ça rigole un peu par ici !
Il ne faut pas "passer" a Lurs, pour se permettre d'en parler comme ça, il faut y avoir vécu la semaine : les conférences, les "succulents" repas, le cadre, les différences d'âges, de savoir, de culture. Bien sur qu'un message aussi agressif (ou méprisant?) que le tien, appelle une réponse de la sorte ! Les gens qui organisent cette semaine ne sont pas là pour s'en mettre plein les poches (contrairement à ce que tu parais insinuer), ils font payer le prix de l'organisation, et espèrent la survie d'une association qui apparemment leur tient à cœur. Il y a des choses payantes, oui c'est bien dommage (et oui c'est cher!), mais pourtant, des fois ça fait plaisir de payer pour des conférences de qualité, et (accessoirement) de ne voir aucun "gros logos" apposés sur un programme.
Je ne fais pas partie de l'association, j'ai eu la chance d'aller une fois aux rencontre de Lurs, je ne défends pas mon bout de gras.
Je suis anonyme, et fière de l'être.
L'avantage d'émettre une
L'avantage d'émettre une critique c'est de pouvoir provoquer des échanges...Il est vrai qu'adrien n'y vas pas avec le dos de a pelleteuse. Je pense qu'il y a des rancœurs derrière tout ça. Quoi qu'il en soit, évite de te servir du prix pour argumenter, c'est vraiment pas très adulte, ça fait "créac" qui ne comprend rien au système de la culture.
Or je te le rappelle, que serai notre société, sans culture payante ? Que serai notre niveau culturel sans ce genre de projet marginal payant ?
Je peux comprendre ta colère sur les fameux "toujours les mêmes", mais ça ne tient qu'à toi d'en faire partie ou de proposer autre chose.
sur ces entres fesses...
Ne pas "passer" à côté
Quel ton péremptoire, ce monsieur ! Il est "passé", comme il dit, un peu vite, sans doute, j'ai bien peur qu'il ait tout manqué. Je ne prétendrai cependant pas changer un jugement si arrêté. Ceux-celles qui ont fait plus que passer le savent bien.
Je ne devrais peut-être pas "commenter", mais cela peut-être aussi être utile. En tout cas, le travail bénévole considérable effectué par l'équipe des Rencontres pour cet événement mérite sans doute un peu de considération. Pas d'élitisme, pas de "stagiaires" corvéables chez nous, arrêtons de fantasmer. Et pas uniquement des graphistes, même si précaires comme tous les dits "indépendants". Des passionnés qui donnent beaucoup, et ouvrent.
Les personnes qui viennent à Lure ne sont pas fortunées, elles ont simplement fait le choix de consacrer une somme d'argent pour participer et soutenir un événement indépendant (ce qui est rare). Pour leur formation, pour leur curiosité. Ce n'est pas toujours facile, certes. Mais pour certains, c'est un besoin. Est-ce si mal ? D'autres s'achètent des gadgets à musique, des forfaits de ceci-celà.
Rien d'un club, rien d'un cercle. Strictement rien, et surtout pas exclusivement graphique. Ne devrait-il rien se passer en région sous prétexte qu'il semble trop coûteux à certains de s'y rendre de… allez, disons Paris, au hasard ? Les gens qui viennent à Lurs viennent de partout en France. Et même d'autres pays d'Europe.
Depuis plus de quinze ans, les Rencontres se sont largement ouvertes, leur public et leurs tarifs le reflètent. De très nombreux étudiants (du "public" surtout, il faut se renseigner) sont présents. Tous les hébergements sont possibles, du camping au 3 étoiles. N'hésitez pas à nous signaler tout événement indépendant de cette durée et densité dont le tarif serait inférieur. Je ne connais pas, sauf ceux organisés par des institutions ou largement sponsorisés.
De toute manière, dans un contexte ou le financement de la culture est en péril grave (et immédiat), il s'agit plutôt de savoir si on veut que ce type d'initiatives puisse exister. Si quelqu'un a des idées ou propositions de financement, qui nous permettraient de proposer des tarifs plus accessibles, welcome. Vraiment. Sinon, venir est aussi un moyen.
Ceci dit, je ne défend pas mon bout de gras ;-)
Poster un nouveau commentaire