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En me baladant ce week-end sur les bords de la Tamise, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir l’immense Turbine Hall de la Tate Modern reconvertie en parc d’attraction!
t;Cinq toboggans géants partant des différents étages du musée occupent pratiquement tout l’espace du hall dans sa hauteur. Des dizaines de personnes faisaient la queue pour se laisser glisser, les enfants sautant de joie. M’étais-je trompée d’adresse? (quand on connaît la taille du bâtiment, cela parait pourtant difficile…)
Après investigation, j’apprends qu’il s’agit d’une installation de l’artiste belge Carsten Höller, dans le cadre du programme de mécénat financé par la multinationale Unilever UK. (Tous les ans, depuis son ouverture en 2000, le musée s’associe à cette société de biens de consommation alimentaires, qui finance à hauteur de 1 million de livres ce programme d’expositions intitulé «The Unilever Series»). Y ont déjà participé les artistes Louise Bourgeois, Anish Kapoor ou encore Olafur Eliasson (l’énorme coucher de soleil dans le hall, c’était lui). Le dernier projet en date était celui de Rachel Whiteread qui avait utilisé l’espace pour empiler des centaines de caisses blanches.
Scientifique avant tout, Carsten Höller a longtemps étudié les comportements humains et a toujours cherché à faire de ses œuvres d’art des objets interactifs où le spectateur devient sujet d’expérimentations. J’ai ainsi découvert quelques-unes de ses anciennes installations dans lesquelles le spectateur est confronté a des stimulations physiques : une centrifugeuse, ou encore cette pièce remplie de faux champignons hallucinogènes géants accrochés au plafond et tournant sur eux même…
A la Tate, l’œuvre se regarde et se vit de deux façons: soit de l’intérieur de l’un des toboggans au moment de la glissade, soit de l’extérieur à regarder les autres glisser. Les visiteurs avec lesquels j’ai discuté semblent beaucoup aimer cette installation même si aucun d’entre eux n’a été capable de me donner le nom de l’artiste… Certains venaient ici pour la première fois, attirés par cette attraction spectaculaire.
Faire du toboggan dans un musée; est-ce finalement ça la démocratisation de la culture?
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Plus d'informations sur le site de la Tate:
http://www.tate.org.uk/modern/exhibitions/carstenholler/
Lien vers un autre article a propos de son installation de champignons a Los Angeles (en anglais):
http://www.theweekmagazine.com/review.aspx?id=440


Commentaires
Oui
Pour y être allé la semaine dernière… je pense que cette installation participative attire beaucoup beaucoup de monde à la Tate. D'autant plus que les départs des toboggans se trouvent à proximité des expositions (pratiquement à tous les étages) et qu'il est facile donc de déambuler à travers les oeuvres et scénographies puis de faire une glissade. Le parcours au sein du musée devient presque total (on monte au 1er, on descend, on monte au deuxième, etc.) !!! Les gens avaient l'air heureux et le musée plein à craquer.
Connaître le nom de l'artiste importe peu. Seule l'expérience (artistique puisque nous sommes "conditionné" par un artiste dans un musée) prévaut dans ce cas. Et puis l'expo sur Fischli et Weiss est très accessible et très intéressante (la salle de projection est tout simplement remplie du matin au soir)…
gg
information
existe-t-il un site spécifique à Carsten HOLLER? Un site personnel?
Merci
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