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Les posters que l'on voit un peu partout dans Londres pour la carte Maestro, de Mastercard, s'appuient sur la référence directe que l'on établi instinctivement (inconsciement?) avec les informations présentes sur toute carte de crédit: ces caractères si spécifiques avec lesquels sont marqués le numéro du compte et autres informations d'activation et de péremption.
Ainsi, ces posters "coups de poing" sur fond noir nous parlent d'argent avec des codes graphiques qui lui sont spécifiques tout en étant relativement nouveaux (l'argent virtuel aurait-il enfin trouvé une représentation graphique efficace?), et en surfant sur la vague des expérimentations typographiques.
On peut parler de renversement de situation.
On peut surtout parler de cohérence et de justesse. Une fois le concept de "catch-phrases" simples et courtes validé, il fallait juste penser à partir de cet élément propre à ce support de la carte de crédit, immuable et clé, et s'en servir comme colonne vertébrale pour développer un langage visuel sobre et élégant (le noir, couleur du deuil, comme le deuil de l'argent liquide proné par la campagne).
Ces messages très travaillés pour arriver à des formules efficaces (deux voire trois mots le plus souvent), parfois de l'ordre du jeu de mots, ne nécessitent qu'une lecture. La multiplicité des courts messages sur différentes affiches ne fait que renforcer le message principal: plus besoin de monnaie quand on a la carte Maestro.
Pour résumer, voici l'exemple qui prouve qu'un effet de style est toujours plus savoureux lorsqu'il est pertinent.

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