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Mars 2005

ÉDITO

Culture hors sol

par Etienne Hervy

Nouveaux lieux de débats, les blogs permettent d’avantage de révéler les oppositions que de développer des argumentations en profondeur. Du “j’aime/j’aime pas” en passant par le coup de gueule, de bluff ou de commentaire savant, tous les coups sont permis pour l’écriture, mais c’est souvent une lecture transversale qui offre le point de vue le plus intéressant. Lire la suiteLire la suite Sur formutil.com, une discussion sur l’emploi du DIN1 pour une affiche annonçant le mémorial de la Shoah pointait une fracture nette. Les uns revendiquant le graphisme comme un métier, voire un savoir-faire technique, à ne considérer qu’au vu de son contexte et de ses effets immédiats. La critique paraît dès lors une surinterprétation quasi pernicieuse. Caressez un cercle, il devient vicieux, dirait Ionesco.
D’autres adjoignent à la pratique la délicate notion de “culture graphique”. Il s’agirait de connaître un certain nombre de choses sur cette discipline, attenantes à son histoire, à des enjeux qui ne regardent qu’elle (et très peu son client) pour agir en conséquence. Une création envisagée de la sorte enrichit à son tour cette connaissance. Les limites arrivent quand cette culture, qui a aussi à voir avec l’histoire de l’art et des idées, remplace celle du contexte de la commande pour aboutir à un inceste. C’est bien connu, il faut de tout pour faire un monde.
Diffuse, la production graphique est liée à son époque, mais qu’en est-il de son rapport à l’histoire passée et de son devenir ? Que construit le graphisme au fil du temps : sa seule histoire, une photo souvenir ou un patrimoine sociétal qu’il faut valoriser ? Mission délicate à un âge où une partie du champ de l’image se déplace du sens vers l’impressionnisme. Mission possible puisqu’il semble que les graphistes redécouvrent les fontes de Roger Excoffon dont Gerard Unger dit qu’il avait designé l’identité visuelle de la France avec son caractère Banco placé au fronton de toutes les boulangeries de l’Hexagone.
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Le fond & la forme

PORTRAITAhn Sang Soo

par Guy Schockaert et Vanina Pinter

Affiche pour le poète Kim Ji-ha, 2004 Portrait du créateur coréen Ahn Sang Soo, auteur d’une œuvre captivante qui allie maîtrise typographique, pratique plasticienne et recherches graphiques.
Evocation d’une rencontre – celle d’Ahn Sang Soo et de Guy Schockaert, anciens présidents de l’Icograda – et d’une démarche qui, pour expérimentale qu’elle soit, n’en reste pas moins ancrée dans le respect de la tradition.
Ahn Sang Soo
 

STUDIOSStudios

par Vanina Pinter et Etienne Hervy

Carte de voeux 2004 pour Bipong, société parisienne de retouche d'images Présentation de cinq jeunes ateliers de graphisme, pour prendre le pouls de la jeune scène française : sensible aux influences extérieures, le jeune graphisme bouge, mais il se transforme aussi de l’intérieur...
Zoom sur quelques acteurs parisiens du graphisme contemporain à travers leur parcours, leurs créations, leurs doutes et leur façon d’appréhender le métier.
Studios
  1. www.pierremarie.net
  2. www.devalence.net
  3. www.dupont-barbier.com

EXPOSITIONLos Angeles - Rennes, d'Ouest en Ouest

par Etienne Hervy

Joseph Monnens, Lost Dog, 1995. L’école des Beaux-arts de Rennes accueille une exposition d’affiches créées par des étudiants de la Calarts (California Institute of the Arts).
Une occasion de découvrir le graphisme californien et d’importer à Rennes une expérience originale, calquée sur le modèle de la Calarts : la création d’un atelier où les étudiants, contraints de se plier aux exigences de la commande mais poussés à laisser libre-cours à leur inventivité, réalisent des affiches annonçant les évènements de l’école.
Los Angeles - Rennes, d'Ouest en Ouest
  1. www.erba-rennes.fr
  2. www.calarts.edu

TENDANCEDes us et coutumes du textile

par Vanina Pinter

Jenny Hart, portrait de Dolly Parton. L’illustration textile est en pleine expansion : après être passé du rang d’artisanat féminin au titre de beaux-arts, le tissu devient un matériau de création pour le design graphique. Reste à faire la part entre mièvrerie et réelle inventivité, dans un contexte créatif où recherche d’effets originaux et recours à des valeurs éprouvées dialoguent entre eux et se télescopent parfois.
Des us et coutumes du textile
  1. www.peepshow.org.uk
  2. www.nocompany.com
  3. www.lizziefinn.com
  4. www.maskara.ch

CRÉATION

LA PART DU TEXTE

  • L'image réfléchie
    La chair de sa chairProlongement sur l'oeuvre et le parcours de Ron Mueck
  • Regard
    Focus

PARTICIPANTS AU NUMÉRO

Lewis Blackwell, Rionne Soson-Bijleveld, Pierre Fresnault-Deruelle, Alexandre Giraud, Dominique Védy.