Mai 2005
ÉDITO
édito
par Patrick Morin
Dans ce numéro, unique dans l’histoire d’étapes, peut être dans celles des magazines de design, les mots ont intégralement remplacé les images. Point d’artifices visuels, donc point d’échappatoires, nous avons recherché la parole, nous l’avons trouvée.
Lire la suite En France, pays réputé insensible au design, il y a des auteurs. Sans eux, ce numéro serait bien vide. Derrière chaque texte, nous retrouvons des professionnels, des enseignants, des critiques et quelques institutionnels.
Cette résolution à zéro image a non seulement été comprise (par les auteurs sollicités) mais bienvenue. Les auteurs s’engagent et leurs propos, souvent divergents, se complètent et déterminent des idées et des débats, latents, mais rarement réunis et ainsi soumis à l’autopsie de milliers de lecteurs. Dans les textes qui suivent, le ton est clairvoyant, provocateur, ému, humoristique, défaitiste, sentencieux, polémiste, révolté. Controverses récurrentes et interrogations nouvelles s’y recoupent : art et design, utilité publique, transdisciplinarité, pub et graphisme, regard et image, représentation et exposition, numérique et savoir, enseignement et apprentissage, etc.
Souvent individualiste, le designer serait un solitaire plutôt réfractaire au regroupement corporatiste. Partant, il cultive au sein de petites entités affectives et, plus généralement, par l’enseignement une tradition orale par laquelle il transmet sa pensée, ses influences, ses regards. Mais, depuis quelques courtes années, possiblement influencées par une tendance mode autour des designs,les passerelles entre ces métiers, la connectique mondiale, l’exigence des jeunes générations, les supports permettant de s’exprimer, etc. le besoin de transmettre s’est démultiplié. Or, si l’image représente un concept, une idée, elle ne peut l’analyser. Les mots sont indispensables au regard que l’on porte sur son travail, son métier et la société. Prendre la parole et, surtout, la publier, c’est accompagner et renforcer cette tendance qui aidera à la reconnaissance des designs comme elle le fait déjà pour les architectes, certains designers produits et tous les autres : chercheurs, enseignants, médecins, etc.
Il faudra ensuite l’étendre à d’autres langues que le français. La reconnaissance apportera la critique et cette mécanique incitera de nouveaux auteurs – notamment les plus jeunes, souvent plus transversaux,plus effrontés et moins dogmatiques – à prendre part à ces débats. Écrire préserve l’individualité et renforce le groupe et, comme le dit si joliment Véronique Vienne, pour être graphiste il faut aimer les mots.
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Le fond & la forme
RéFLEXIONLa parole retenue
par Véronique Vienne
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Texte, image et signe, le graphisme entretient un rapport mal défini avec la parole : explication d’un concept, justification d’une idée ? Les longs discours sont-ils toujours les meilleurs ? Poser un discours sur une démarche graphique influe sur la conception de celle-ci, mais aussi sur sa réception. Un facteur qu’il s’agit donc de considérer à sa juste valeur. |
Française, diplômée de l’École nationale des beaux-arts, Véronique Vienne commence sa carrière new-yorkaise en tant que directrice artistique de magazine avant de devenir critique en design pour Graphis, Metropolis ou l’Aiga Journal. Enseignante à la School of Visual Arts, elle y aborde notamment la façon pour les graphistes de parler de leur travail. |
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RéFLEXIONResponsabilité du graphiste
par Vincent Perrottet
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À travers ses propres choix, Vincent Perrottet questionne la responsabilité du graphiste vis-à-vis de son sujet, mais aussi en fonction des contextes et des attitudes dans lesquels il produit puis diffuse ses créations. Le statut du designer, le rôle possible ou avéré du graphisme se dessinent dans le prisme d’un projet de société. |
Vincent Perrottet pratique un graphisme dans une perspective sociale et culturelle. Animateur de différents collectifs dont Les Graphistes associés de 1991 à 2000, il travaille aujourd’hui seul (pour le Crisp) ou en duo avec Anette Lenz (pour le Théâtre d’Angoulême). Avec Pierre Bernard et Alex Jordan, il assure la direction artistique du Festival internationalde l’affiche et des arts graphiques de Chaumont. |
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RéFLEXIONL'utilité publique en question
par Gilles Deléris
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Gilles Deléris dresse les conséquences de la fracture entre le graphisme d’auteur et le graphisme commercial avec une intention claire : dépasser cette rupture et nuancer l’élitisme qu’elle peut instaurer. |
Après sa formation, à l’Ensad, Gilles Deléris travaille avec François Miehe, enseignant et membre fondateur de Grapus, puis avec François Vermeil. Ensuite, et ce pendant dix ans, il se confronte au monde des agences et fonde en 1997, avec Denis Gancel, W&Cie, agence de design et de communication axée sur les problématiques de marque et comprenant aujourd’hui quatre-vingt-dix collaborateurs. |
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RéFLEXIONDe photoshop à google
par Erik Adigard
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Dans un essai aux airs de science-fiction, Erik Adigard envisage le signe graphique sous l’angle de la donnée, du bit numérique. Il positionne ainsi la question de l’outil et de la création en amenant vers le graphisme la notion de relativité. Outils en même temps que médias et lieux d’archivage, l’ordinateur et Internet ont derrière eux une histoire et laissent deviner des évolutions possibles. Le design concerne-t-il toujours autant la création de forme que l’organisation d’éléments préexistants. |
Français, Erik Adigard vit et travaille en Californie au sein de son studio MAD dont les images, postmodernes et numériques, illustrent le magazine Wired dans les années 1990. Aujourd’hui, le studio poursuit son travail à travers des installations interactives, en même temps que dans la ligne graphique des logiciels IBM. |
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RéFLEXIONLe graphisme en centre d’art
par Jérôme Delormas
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Amené à considérer le graphisme à travers le médium exposition, Jérôme Delormas confronte la discipline aux autres arts visuels et, à travers elle, interroge le fonctionnement contemporain de l’image. |
Jérôme Delormas est directeur du centre d’art de la Ferme du Buisson à Noisiel. Avec le cycle “Multiimages”, le lieu s’oriente vers le graphisme et son rapport au multimédia. Ainsi, y ont été projetés les films du festival Onedotzero tandis que des expositions et des commissariats étaient confiés à Pleix, Femur ou Pierre di Sciullo. |
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RéFLEXIONLettre à un étudiant
par Philippe Delangle
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Sur un mode intime et touchant, Philippe Delangle écrit à un étudiant, à tous les étudiants potentiels en graphisme. Évoquant leurs parcours, il en révèle les embûches et les enjeux. En arrière-fond, se dessine l’attachement du professionnel pour sa deuxième vocation: l’enseignement. |
Graphiste, enseignant, coordonnateur de l’option communication visuelle et responsable de l’atelier graphisme à l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg, Philippe Delangle crée son studio Dans les villes en 1991, où il intervient dans les domaines culturels et institutionnels. |
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RéFLEXIONImages de moi, images de l’autre
par Marc Partouche
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Marc Partouche pense notre époque et les pouvoirs de l’image autour des thèmes de l’autre et du métissage des influences. Ce texte rappelle aussi que l’image est un vecteur d’identification, une construction de soi comme du monde, et qu’il faut savoir s’en séparer. |
Docteur en histoire de l’art et esthétique, historien et théoricien des arts et de la culture contemporaine, après avoir été directeur de l’École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy, inspecteur général au ministère de la Culture et commissaire général adjoint de l’exposition internationale Images 2004, Marc Partouche est actuellement professeur d’histoire de l’art à l’École nationale supérieure de création industrielle de Paris et chargé de mission auprès du délégué aux Arts plastiques. Auteur de Marcel Duchamp. Une vie d'artiste, il a récemment écrit La lignée oubliée. Bohèmes, avant-gardes et art contemporain. De 1830 à nos jours. |
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RéFLEXIONPauvre de nous
par Alex Jordan
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Bien ordonnée la charité ? En matière de communication, la logique du marché prime jusque dans le domaine humanitaire qui, pourtant,n’a rien à vendre. Au-delà de la belle image, le graphisme peut-il partager une mission… d’utilité publique. |
Membre de Grapus, Alex Jordan a fondé l’atelier Nous travaillons ensemble au sein duquel il travaille notamment avec des associations caritatives, des municipalités, la RATP… Il est également enseignant à la Kunsthochschule Berlin Weissensee et l’un des trois directeurs artistiques du Festival de Chaumont. |
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RéFLEXIONPoids & mesure du design graphique une éponge immature ?
par Laetitia Wolff
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Considérer le graphisme comme une discipline fragile est chose rare et le distingue ainsi des autres designs et de la publicité. La fragilité, l’immatérialité et le caractère souvent éphémère d’une création graphique imposent une attention accrue de la part des graphistes autant, voire plus que de leurs commanditaires. |
Ancienne rédactrice en chef de Graphis, Lætitia Wolff dirige l’agence de communication Futureflair basée à New York. Elle s’attache au décryptage et à la prospective des nouveaux univers investis par le design graphique. |
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RéFLEXIONLe chargé de communication
par Philippe Quinton
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Le chargé de communication possède un rôle plus utile et mieux défini que celui de bouc émissaire. Face à une opinion graphique réticente, Philippe Quinton prône la reconnaissance d’une fonction avec laquelle il faut dorénavant compter. Le portrait qu’il dresse pose la question du rôle de chacun de part et d’autre de la commande. |
Enseignant, chercheur, basé à Grenoble, Philippe Quinton fut longtemps chroniqueur pour étapes :. Il envisage le graphisme dans le contexte de la communication et en fonction des mécanismes d’organisation qu’il suppose. |
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RéFLEXIONMises au point
par Gilbert Zalc
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Entre la lettre et le pamphlet, Gilbert Zalc confesse nombre de ses doutes sur un métier et un milieu auxquels il s’est consacré et pose nombre d’interrogations – du rôle de l’institution à la révolution informatique – récurrentes chez des graphistes d’une même génération amenés à faire un point en milieu de carrière. |
Directeur artistique pour l’Orchestre national d’Île-de-France de 1986 à 1989, puis graphiste indépendant au service de nombreuses villes (Argenteuil, Vincennes, Trouville, etc.), Gilbert Zalc fut enseignant pendant plus de douze ans, s’impliqua en tant qu’administrateur et secrétaire général dans le Syndicat national des graphistes au début des années 1990. |
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RéFLEXIONZone hétérogène
par Stéphane Darricau
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Dans ses efforts pour définir sa pratique, la communauté graphique se heurte régulièrement à la faculté d’intégration de la discipline. En assimilant les activités et les postures connexes, le graphisme enrichit son propos en même temps qu’il contribue de l’intérieur à troubler ses limites. |
Agrégé en arts appliqués, Stéphane Darricau enseigne la communication visuelle, l’histoire de l’art et l’histoire de l’imprimé. Il est également graphiste et auteur – Le Livre, aux éditions Pyramyd ; il publie régulièrement dans étapes : des articles sur le graphisme et la typographie. |
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RéFLEXIONNotes d'intentions
par Labomatic
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Dans le cadre d’appels à projets, Labomatic rédigent des notes d’intentions précisant leurs motivations conceptuelles. Les membres du groupe accordent une grande attention à la rédaction de ces notes, qu’ils considèrent comme partie intégrante de leur processus de création, mais aussi, audelà, comme d’étranges objets esthétiques en soi, quasi autonomes. Le texte qui suit a été réalisé à partir d’extraits de ces notes, remixés et remontés librement. |
Labomatic se constitue en 1997 autour de Frédéric Bortolotti, Pascal Béjean et Nicolas Ledoux. Graphistes engagés, ils se distinguent par une volonté de relier le graphisme au domaine de la critique et aux arts plastiques (avec la cellule et la revue Bulldozer). À l’écoute des dernières innovations technologiques et de la société, ils génèrent des systèmes typographiques et d’images où les variations cultivent une esthétique du flux. |
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RéFLEXIONLa création graphique en France existe
par Pierre Bernard
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En 1987, à l’occasion des états généraux de la culture, des graphistes associaient leurs écritures et leurs signatures pour rédiger un texte qui fut lu par Pierre Bernard. Celui-ci commente et actualise ces propos sur la place du graphisme en France, son manque de visibilité entre les arts visuels et la publicité |
Étudiant aux Arts déco et à l’Institut de l’environnement, Pierre Bernard fut élève d’Henryk Tomaszewski. À l’éclatement du collectif Grapus, il fonde l’Atelier de création graphique reconnu pour son travail avec le Centre Pompidou, le Secours populaire… Enseignant à l’Ensad, il est également directeur artistique du festival de Chaumont et membre de l’AGI. |
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RéFLEXIONGraphisme d’auteur & design graphique
par Brice D'Antras
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Souvent perçu comme seule posture recevable, le graphisme d’auteur est-il adapté à l’ère consumériste ? Envisagé comme design plutôt que comme art ou comme création, le graphisme aurait un rôle réel à jouer à travers la commande commerciale pour, sans être publicitaire, contribuer à améliorer le quotidien. |
Enseignant et critique sur le design (et notamment graphique à travers des contributions à [Dizajn] et étapes :), Brice d’Antras dirige le bureau culturel français de Hanovre dans lequel il a organisé différentes expositions consacrées au design, aux affiches de théâtre. À ce titre, il assume ponctuellement le rôle de commanditaire. |
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RéFLEXIONJalons pour l’analyse des images
par Pierre Fresnault-Deruelle
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Peu habitué à écrire sans images, Pierre Fresnault-Deruelle se livre à un exercice didactique. Revenant au coeur de sa pratique, son essai aide à lire, décrire et analyser les images. L’érudit souligne la complexité de cette étude, en pointant du doigt quelques concepts clés et rappelle l’importance du point de départ, la description par écrit de l’image. |
Professeur en arts plastiques à l’université Paris I, Pierre Fresnault-Deruelle est un amateur de Tintin (et auteur de Hergé ou le Secret de l’image, Moulinsard, 2002, Hergé ou La Profondeur des images, Moulinsard, 2002). Sur le site mucri.univ-paris1.fr, il met en abyme les peintures, de même que dans son dernier ouvrage, Le Silence des tableaux, L’Harmattan, 2005. Il a aussi collaboré à Cent cinquante ans de publicité édité par les Arts déco. |
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RéFLEXIONVers une vraie critique du graphisme
par Rick Poynor
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En prenant pour point de départ son entrée sur la scène du journalisme critique, Poynor retrace les évolutions de la critique anglophone consacrée au graphisme depuis quinze ans. Histoire d’hommes et de publications, son texte est également un retour sur les conditions nécessaires à l’approche critique de la discipline. |
Fondateur du magazine Eye qu’il a dirigé durant sept ans, Rick Poynor a rédigé de nombreux essais sur le graphisme (Typography Now, La Loi du plus fort, Transgression…). Il est aujourd’hui critique pour différents magazines dont Print, ID, Metropolis. En novembre dernier, s’ouvrait au Barbican Art Center, l’exposition Communicate que Rick Poynor, commissaire, consacrait au graphisme indépendant des quarante dernières années en Angleterre. |
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RéFLEXIONVers un design hybride
par Electronic Shadow
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En pointant le rôle de la théorie dans sa pratique, le duo Electronic Shadow restitue l’évolution de ses choix d’attitude. À son tour, il propose un modèle de pratique des designs en phase avec le contexte de la commande et des statuts de l’image et de son auteur. |
Le duo Electronic Shadow, Yacine Aït Kaci et Naziha Mestaoui, trouve ses origines dans l’architecture et le graphisme multimédia. La réalité de sa pratique, notamment pour le pavillon de l’Arsenal ou le centre culturel français de Palerme, se situe désormais dans un “design hybride”, recourant sans distinction à différentes disciplines et s’appuyant sur le statut de réalisateur. |
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RéFLEXIONDéfinir le graphisme d’auteur
par Ian Holcroft
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Le texte qui suit est un extrait de Design Autorship Through Public Matter, livre rédigé à partir du travail de post-diplôme d’Holcroft à la Kunsthogskolen de Bergen en Norvège. Cette recherche regarde la production design rendue possible par un statut d’auteur : depuis une perception classique et placée dans le cadre de la commande, jusqu’aux acceptions issues de l’art contemporain. |
Sous le nom de Roast, Ian Holcroft est graphiste indépendant depuis 2001. En marge de la commande, il réalise des pièces graphiques et design placées sous la seule responsabilité de son statut d’auteur. |
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RéFLEXIONLa démarche associative : un moteur poussif
par Thierry Van Kerm
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Attentif, Thierry Van Kerm scrute les associations consacrées au graphisme dans le monde. Au delà des fonctionnement et des objectifs, manques et possibilités se dessinent en même temps qu’une organisation de la profession. |
Belge, Thierry Van Kerm termine son mandat de président de l’Icograda. Formé au design industriel et au management, il a dirigé une agence de design pluridisciplinaire mais édité aussi des magazines consacrés aux designs. |
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RéFLEXIONA la recherche de la lecture perdue
par Lewis Blackwell
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Lewis Blackwell a des doutes. Avez-vous lu ce qui précède, Lirez-vous ce qui suit. Ses doutes sont fondés, en témoignent les relations qu’entretiennent les graphistes au mot, à la culture de l’écrit. Le couple n’est pas idéal… |
Ancien rédacteur en chef du magazine Creative Review, l’Anglais Lewis Blackwell a collaboré avec David Carson, Scott Makela, pour la création de livres-manifestes du graphisme déconstructiviste des années 1980 The End of Print, Whereishere). Il est aujourd’hui directeur de création chez Getty Images et chroniqueur régulier pour étapes :. |
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PARTICIPANTS AU NUMÉRO
Erik Adigard, Yacine Aït Kaci, Pierre Bernard, Rionne Soson-Bijleveld, Lewis Blackwell, Frédéric Bortolotti, Brice d'Antras, Stéphane Darricau, Philippe Delangle, Gilles Deléris, Jérôme Delormas, Pierre Fresnault-Deruelle, Ian Holcroft, Alex Jordan, Lucie Leblanc, Marc Partouche, Vincent Perrottet, Rick Poynor, Philippe Quinton, Thierry Van Kerm, Dominique Védy, Véronique Vienne, Laetitia Wolff, Gilbert Zalc