Juin 2006
ÉDITO
Le graphisme,
quel intérêt?
par Étienne Hervy
Une fois ses affiches réalisées, Tadanori Yokoo (é :131) allait au cinéma, car après tout, le graphisme, quel intérêt? Quel intérêt de réaliser un magazine sur le sujet, d’enseigner la discipline en école d’art, quand un BTS fournit le bagage technique suffisant? Après tout, les machines modernes font cela très bien et sans pathos ni intention particulière.
Lire la suite Le Festival de Chaumont est l’occasion de recenser quelques visions du graphisme, glanées parmi les choses vues et les choses entendues sur place. La philosophe Marie-José Mondzain situe le graphisme1 comme un art qui ne refuse pas de communiquer mais au contraire cultive la relation humaine. Offusqués par la négation (bien française) contenue dans la formule, d’autres lui opposent un art fait pour communiquer, voire asservi à cette mission, au point que certains en concluent que le graphisme n’est pas un art (tiens, voici une autre négation, plus dommage celle-là) ou, pour citer Alexander Gelman, que graphic design is business2.
Toutes ces définitions sont contradictoires et vraies simultanément, en fonction des pratiques et des situations de chacun. Reste que le choix est possible, voire nécessaire. Art, design, prestation de services ou cosmétique, l’intérêt du graphisme est bien de pouvoir acquérir la qualité à la hauteur des prétentions qu’on a pour lui. Alex Jordan3 insiste avec raison, sur ce point. En soi, le graphisme n’a que peu d’intérêt, mais tout change pour celui – designer, client ou public – qui sait ce que le graphisme lui permet de réaliser. Dès lors, le dessin à dessein prend toute sa valeur, le commanditaire (re)connaît le prix à payer, mais aussi ce qu’il doit en espérer, tandis que le graphiste mesure l’effort qu’il aura à fournir.
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Le fond & la forme
FESTIVALChaumont 2006
par Etienne Hervy
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L’édition 2006 du festival international de l’affiche et des arts graphiques a battu des records de fréquentation. Etapes vous propose une petite traversée de Chaumont au grès des lieux investit par le graphisme : 5 X Berlin, Michel Quarez, Henryk Tomasszewsky ou encore Frieder Grindler. |
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HOMMAGEJohn Heartfield
par Pierre Ponant
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Inventeur du photomontage, HeartField utilise ses images explosives, pour dresser une virulente satire du national socialisme. Archives d’un graphisme engagé inoxydable. |
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DESIGN GRAPHIQUEL'appel de la nature
par Julie Flamant
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Avec sa posture majestueuse et ses grands bois, le cerf se charge d’un symbolisme multiple. L’icône de la forêt fait aujourd’hui un retour remarqué dans le monde de l’image citadine.
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TYPOGRAPHIETitrages au désespoir
par Stéphane Darricau
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Mal-aimés de la typographie, les caractères de titrages ont longtemps étés méprisé pour leur caractère fantaisiste ou pour avoir servit la cause publicitaire. Stéphane Darricau passe en revue les différentes critiques et réhabilite le titre. |
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STUDIOImprovisations
par Laetitia Sellam
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Rencontre à New York avec le graphiste réalisateur Saiman Chow. Inspiré par la culture japonaise et la vogue psychédélique des années soixante, l’artiste improvise ses collages et animations dans le mixage de formes et de genres. |
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CRÉATION
- Images
Tina berning, Minchi, Square One
LA PART DU TEXTE
- 24 heures avec...
Les missions d'un agent,
par Soumiya Hacini
- À leur avis
Agent en mission déliacte,par Soumiya Hacini
- L'image réfléchie
Vivrensemble, par Pierre Fresnault-Deruelle,
PARTICIPANTS AU NUMÉRO
Caroline Bouige, Bertille Carpentier, Julie Flamant, Pierre Fresnault-Deruelle, Soumiya Hacini, Michel Mazoyer, Pierre Ponant, Lætitia Sellam