Octobre 2006
ÉDITO
Le statut du commandeur
par Étienne Hervy
Le graphisme est souvent véhicule et révélateur de considérations politiques. De la confrontation à ces pouvoirs et ces intérêts découlent le sens et la valeur d’une discipline établie dans le dialogue. Les temps changent et, avec eux, les modalités de la commande.
Lire la suite Il devient difficile de déterminer avec précision qui en porte la responsabilité. La décision se scinde entre les différents services d’une entreprise ou d’une institution.
Elle se dissout dans ces ramifications plutôt que de partir du coeur du sujet. Elle se fait objet d’une lutte de pouvoir sans envergure. Tout le monde possède un avis sur le design, les couleurs ou la lisibilité, mais peu de personnes ont la compétence de cet avis.
De plus en plus le design se voit réduit au fruit fade d’une décision comptable, à une formalité administrative. Signe de son entrée dans les habitudes, le voici considéré en produit consommable et banal. Dans le public, la lois des marchés transforme ce penchant en dogme.
La logistique des appels d’offres rendus obligatoires mobilise les énergies. Là et ailleurs, les nouveaux commanditaires se nomment direction des achats ou de l’équipement, service juridique… Le principe de précaution qu’ils appliquent s’accommode difficilement avec la prise de risques inhérente à toute discipline de création. La mise en danger doit être partagée et aménagée de part et d’autre de la commande.
Le designer, le graphiste ou l’architecte n’a d’autres ambitions valables que celles qu’on veut bien leur prêter.
Il lui faut une autorité avec laquelle traiter et se mesurer. Les possibilités d’y parvenir existent et le remède se développe en parallèle au mal. Certaines entreprises possèdent des centres de design intégrés. Dans le public, les appels d’offres sont rassemblés et les graphistes invités à se regrouper pour y répondre. D’autres établissent en amont un annuaire de contacts…
Ailleurs on recourt à l’achat d’art pour contournerle cadre de la loi. Une fois encore, le statut flou du graphiste est tout autant le problème et la solution.
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Le fond & la forme
DESIGNLe design approché par la science humaine
par Brice d'Antras
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L’agence In Process répond à des commandes de design produit par une méthodologie qui lui est propre. Une étude des usages et des comportements appelle un design pragmatique qui se veut aussi efficace fonctionnellement que commercialement. |
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COMMUNICATIONTélérama, pas de formule
par Étienne Hervy
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L’hebdomadaire se dote d’une nouvelle formule, d’abord confiée à Fernando Gutiérrez chez Pentagram puis à Serge Ricco , le DA du titre. Où il s’agit d’innover sans trahir un magazine aimé par les uns pour ce que lui reprochent les autres. |
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IDENTITé VISUELLEIDenTITé, Olivier de Serres
par Vanina Pinter et Étienne Hervy
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Agathe Hondré (avec Jean-Luc Chamroux), Laurent Batard et Cyril Nicolas ont concouru pour définir l’identité visuelle d’une école où ils sont ordinairement enseignants intervenants. À leurs côtés, un étudiant, Erwan Lhuissier, doit comme eux se déterminer entre nom d’usage et appellation officielle. |
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ILLUSTRATEURSBusiness et banditisme
par Véronique Vienne
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En 1989,le visage patibulaire d’un catcheur apparaît dans les rues du Rhode Island aux USA. Sous le mot d’ordre “Obey Giant”, la renommée du faciès conditionnera celle de son auteur, Shepard Fairey, dans son parcours au pays de la culture surf, de la galerie d’art et de la commande commerciale. |
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GRAPHIC-EXPOBarbara says, pour un graphisme portugais
par Caroline Bouige
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En 1990 un groupe de graphistes se constitue en collectif à Lisbonne. Les effectifs variables de Barbara Says mettent à l’honneur le patrimoine vernaculaire et typographique du Portugal. |
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CRÉATION
- Actus
IMAGES
AFFICHES
ILLUSTRATION
COMPOSITION
ÉDITION
TYPOGRAPHIE
EXPOSITION
CRÉATION ET INFOS BRUTES
LA PART DU TEXTE
PARTICIPANTS AU NUMÉRO
Brice d’Antras, Caroline Bouige, Pierre Fresnault-Deruelle, Joshua Haymann, Michel Mazoyer, Christian Miegakanda, Dorothée Thorel, Véronique Vienne.