Avril 2007
ÉDITO
La 25e image
par Vanina Pinter
L’affiche est un “médium moribond, sans avenir”. Le discours est récurrent. Pourtant, sur nos murs, elle est omniprésente. Il est un secteur où elle est essentielle et promise à un brillant avenir commercial, à dose de renouvellement hebdomadaire, à une diffusion inégalable (relayée à la télévision, sur Internet, dans les salles).
Lire la suite L’affiche de cinéma. Le secteur a ses codes, ses règles, ses graphistes, souvent anonymes, qui ne sont pas ceux qui oeuvrent pour la communication des théâtres, des centres chorégraphiques, les arts de la rue, les musées… Pourtant, il fut un temps, en Pologne, en URSS, où les beaux-arts et le constructivisme furent à l’origine d’écoles et de chefs-d’oeuvre en la matière. Aujourd’hui, quelques illustrateurs dérogent à la règle (é:71), mais la médiocrité s’accroît à mesure de l’implosion des productions et confirme sa pauvreté historique. Des acteurs photogéniques, un focus sur les noms à vendre, parfois une illustration, à de rares moments une apostrophe symbolique. Le traitement abstrait ou uniquement typographique est pour ainsi dire banni. C’est un art de la figuration. Où il ne reste que les paillettes et la publicité. Même ailleurs, en Inde : les ateliers de peintres indiens concepteurs d’affiches, sans fermer leurs portes, réduisent leur espace à une peau de chagrin, à une vitrine touristique d’un savoir-faire en voie de disparition (p. 44). Restent les marges, quelques festivals de films indépendants (identité de Sundance par Adams Morioka, p. 64), quelques films d’auteur (la magnifique affiche “Rêves de sable” de Reza Abedini, é:107). Quand les graphistes se sont essayés au genre, pour le Festival de Cannes en 2004, les échecs ont été cuisants. Manque d’exercice ? Manque d’histoire commune? Défaut dans la commande ? Même des avertis référents – comme Michel Gondry – oublient la magie de l’affiche pour leur propre film. Au lendemain de la cérémonie des Césars (où l’affiche ne reçoit pas de prix), à la veille du Festival de Cannes, le constat revient, périodiquement. Des espoirs aussi. Comme le printemps…
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Le fond & la forme
ÉDITIONDes styles en liberté
par Véronique Vienne
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Dave Eggers, fondateur de la maison d'édition McSweeney's, révolutionne le paysage actuel de la création typographique et littéraire, avec des revues et des nouvelles tout aussi formellement expérimentales qu'intrigantes. |
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PERSPECTIVESAu pays du cinéma
par Émilie Brisavoine
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Émilie Brisavoine (é:138) poursuit une démarche plastique sur "le pétasse", métaphore de la misère symbolique qui s'exprime à travers l'esthétique commerciale de masse. Alors qu'elle devait voyager en Inde, nous lui avons demandé un reportage sur le paysage visuel de Bombay et de l'Inde du Sud, d'approcher les studios des peintres affichistes traditionnels. |
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Paysage visuel de Bombay et de l’Inde du sud |
DESIGN GRAPHIQUEOnirisme
par Étienne Bernard et Laetitia Sellam
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Étienne Bernard traque et explique les raisons de la plongée et de la résurgence de l'onirisme dans les pratiques du design graphique. Laetitia Sellam exemplifie la thématique à travers les portfolios de Chloé Tallot, Camille Henrot et Zoë Mendelson. |
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Onirisme
- www.sophietoulouse.com
- manlik.blogspot.com
- www.chloetallot.com
- www.camillehenrot.com
- www.zoemendelson.co.uk
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AFFICHEAu coeur d'Adams Morioka
par René Faroux
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Immersion dans un studio de Beverly Hills, où le message, commercial ou culturel, est traité avec un même rapport sensible à l'image. |
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CRÉATION
LA PART DU TEXTE
PARTICIPANTS AU NUMÉRO
Etienne Bernard, Rionne Bisjveld, Caroline Bouige, Emilie Brisavoine, Romain Bourgeais, Pierre Fresnault-Deruelle, Renaud Faroux, Karianne Folgeberg, Sylvia Grincourt, Joshua Hayman, Marc Partouche, Laetitia Sellam.