Juillet 2007
ÉDITO
17-1
par Étienne Hervy
Score sans appel dans le match Angleterre-France pour le nombre de fonctionnaires chargés à temps plein du graphisme au ministère de la Culture. Les chiffres datent de 2002, dans le cadre de l’étude Pifométrie, conférence donnée lors du Festival de Chaumont par Pierre di Sciullo sur l’état du graphisme en France.
Lire la suite Les noms des 17 employés anglais demeurent inconnus, mais on peut mentionner l’existence outre-Manche d’un Design Council et d’initiatives design lancés par d’autres ministères que la seule Culture. Le nom et les états de service du fonctionnaire français nous sont connus: Marsha Emanuel, “chargée de mission pour le graphisme” à la délégation aux Arts plastiques, qui édite chaque année Graphisme en France, à qui les mécontents imputent (à part sensiblement égale avec Étapes/Pyramyd, le Festival de Chaumont et l’AFD) la responsabilité de l’ensemble des maux qui s’abattent (en lieu et place de finances et de louanges) sur le graphisme hexagonal.
Le score énoncé par di Sciullo doit cependant être revu à la baisse. Depuis avril, Marsha Emanuel est désormais en retraite… et semble ne pas devoir être remplacée. La disparition du graphisme dans les consciences (y a-t-il jamais existé ?) et les sphères institutionnelles sera-t-elle entérinée par décret ? Le doute demeure sur la reconduction ou non d’un poste dédié au graphisme au ministère “de la Culture et de la Communication”.
Le design serait voué à y être pratiqué en aveugle, alors que, paradoxalement et à tort, il est considéré comme esthétique, envoyé à la case dépenses inutiles. À défaut de reconnaissance, il est vain d’attendre du graphisme qu’il agisse comme force de participation. Clandestin, privé d’autorité, il opère en résistance, en sédition et en principe subversif. Plus que jamais, le graphiste est un indépendant. Ceux qui savent et possèdent les compétences sont rarement les mêmes personnes que celles qui décident. Ce dont manque le plus le graphisme c’est de conviction. Conviction des décideurs dans la valeur de ce qu’ils paient et de ceux qui leur livrent ; conviction des graphistes dans leur rôle et leur savoir-faire. Conviction encore et surtout dans le graphisme, dont l’une des qualités majeures est sa capacité à partager son sujet, à le charger de l’énergie qu’on y place.
La philosophe Marie-José Mondzain remarquait que cet intitulé n’avait aucun caractère d’évidence et que le regroupement culture et communication n’avait lieu qu’en France. Elle y voit aussi, la définition et le lieu-même – quasi invisible – du graphisme comme “un art qui ne refuse pas de communiquer”.
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Le fond & la forme
STUDIOSOlivier Huz et Claire Moreux
par Cathy Lecruble
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Puisant leur inspiration dans l’art abstrait et l’art minimal, Olivier Huz et Claire Moreux répondent principalement aux commandes d’institutions liées à l’art contemporain. Ils développent également des objets en série limitée au sein des Cocktails designers. |
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- www.coktaildesigners.com
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STUDIOSPes
par Sylvia Grincourt
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Adepte du stop motion, Adam Pesapane réalise des petits films pleins d’humour. Le charme de la technique de l’image par image. |
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STUDIOSKörner Union
par Joshua Haymann
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Trio formé en 1999 par trois étudiants de l’ECAL, Körner Union explore la diversité médiatique en créant ses propres symboles. Leurs univers allient la simplicité des formes à la force du message. |
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STUDIOS3N17
par Joshua Haymann
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Studio franco-allemand, fondé par Catherine Guiral et Quentin Walesh, 3N17 s’attache à étudier chaque commande avec soin et œuvre à un graphisme artisanal. |
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- www.3n17.de
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STUDIOSGrandpeople
par Sylvia Grincourt
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Liés à la musique expérimentale, aux galeries d’art et à la presse de mode, les projets de Grandpeople expriment la pluralité des styles scandinaves dans un parti pris de l’innovation permanente. |
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STUDIOSSara De Bondt
par Caroline Bouige
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Après avoir fait ses premières armes au sein du studio Foundation 33, Sara De Bondt monte son propre studio. Elle y livre un graphisme direct, minimaliste et fonctionnel. |
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STUDIOSOfer Kahana
par Étienne Hervy
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Utilisant le graphisme comme moyen d’action sociale, Ofer Kahana regroupe 9 artistes, designers, graphistes et photographes pour construire un langage civique distinct des expressions gouvernementales et commerciales. L’Israélien oeuvre notamment à la considération des populations arabes et bédouines en Israël. |
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STUDIOSGusto
par Étienne Hervy
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Fanny Garcia et Jack Usine allient leurs compétences dans le graphisme, l’art contemporain et urbain ainsi qu’à travers l’investissement à des évènements culturels, civiques, ou alternatifs. De cette multidisciplinarité naît une diversité d’expressions visuelles. |
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- www.sainte-machine.com
- www.smeltery.net
- www.usine.name
- vernacular.smeltery.net
- www.levilain.org
- www.fannygarcia.com
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CRÉATION
LA PART DU TEXTE
PARTICIPANTS AU NUMÉRO
Caroline Bouige, Romain Bourgeais (stagiaire), Sylvia Grincourt (stagiaire), Joshua Haymann, Cathy Lecruble (stagiaire), Michel Mazoyer, David Robert.(stagiaire).