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Juillet 2009


ÉDITO

Bonnes feuilles

par Étienne Hervy


“Tout le monde est graphiste” ! Voilà, c’est dit, bien évidemment avec un peu d’impertinence et de provocation, mais il faut admettre que la production d’images et leur publication, la communication de soi, l’utilisation de la chaîne d’outils appareil photo/ordinateur/imprimante ou mise en ligne se démocratisent. Et surtout, tout le monde a un avis1 sur le choix typo, les règles de communication, l’esthétique et la place des logos. Mais que faut-il faire de cet avis des personnes à qui les graphistes adressent leurs formes ? Avis que l’on sait n’être pas professionnel, mais fondé sur des demi-vérités et une vraie mauvaise fois. Il aura fallu le travail d’un étudiant (Yoann Bertrandy, voir p.66) pour mener plus loin la discussion avec quelques graphistes amateurs.
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Chacun dans son rôle, l’échange gagne en épaisseur et l’ambivalence parfois problématique du statut de graphiste s’en trouve renforcée. Bien sûr, il y a les professionnels et les autres, les artistes, les designers, les techniciens et les opérateurs des basses œuvres. N’empêche, ce travail d’enquête est en lui-même un indice de ce vers quoi évolue le graphiste : un travail de recherche et de critique. La peinture puis la photographie ont déjà atteint cette maturité qui leur donne la légitimité suffisante pour cela. Peut-être encore dans des productions minoritaires, mais de plus en plus, c’est le graphiste qui choisit son sujet ou en tout cas, qui en détermine la pertinence et l’importance dans un contexte donné.
Hasard des calendriers ou signe de l’époque, ce travail de franc-tireur, mené comme d’autres dans le cadre d’un mémoire étudiant croise la démarche plus institutionnelle du ministère de la Culture et de la Communication qui a commandité à l’institut Pierre Naville une étude sur le métier de graphiste.
Tout le monde est graphiste… peut-être.

Mais les graphistes ne sont pas n’importe qui.

Étienne Hervy Fermer

Le fond & la forme

PortraitSérigraphistes de Harare

par Saki Mafundikwa

Au Zimbabwe, les sérigraphes du Highfield Art Club imposent leurs modèles typographiques comme référence. Avec un processus bien rodé et trois fois rien de matériel, les affiches séchées au soleil livrent les techniques artisanales mises au point en 1979 par Themba Makwavarara et Never Mungoyo.

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Identité visuelleEn garde l’avant-garde

par Laetitia Wolff

L’espace pour terrain de jeu, le duo Project Projects émancipe la scénographie dans une perspective constante : l’infraction à la norme ou comment Adam Michaels et Prem Krishnamurthy soumettent la sphère culturelle new-yorkaise à la « déviation perverse ».

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TypographieL’Aubette, écriture et code graphique

par Roxanne Jubert

Typo Berlin

Identifier, orienter , colorer, ponctuer… le processus typographique imaginé par Théo van Doesburg fait partie intégrante d’un réaménagement complet de l’Aubette mené par ce dernier ainsi que par Hans Jean Harp et Sophie Taeuber-Arp en 1926-1928, un édifice strasbourgeois construit au XVIIIe siècle et réouvert en 2008.

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GraphismeCes affiches qui bouleversèrent nos vies

par Filip Blazek

Tchécoslovaquie 1989 : les affiches de la révolution de velours annoncent la chute du Régime communiste. Eclectique, l’image protestataire d’artistes reconnus ou de simples amateurs recouvre les murs de Prague.

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ACTUS

LA PART DU TEXTE

  • Interview
    Filip Blazek par Etienne Hervy
  • Graphisme
    Tout le monde est graphiste par Yoann Bertrandy
  • L’image réfléchie
    Par Pierre Fresnault-Deruelle

PARTICIPANTS AU NUMÉRO

  • Yoann Bertrandy, Filip Blazek, pierre Fresnault-deruelle, Roxanne Jubert, Saki Mafundikwa, Isabelle Moisy, Laetitia Wolff.