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Novembre 2009


ÉDITO

Petites pensées négatives

par Étienne Hervy

  • Ne pas attendre d’avoir les réponses pour faire intervenir un graphiste. L’impliquer le plus en amont possible (qui sait, il est capable de poser ses propres problèmes en plus des vôtres).
  • - La communication n’est pas une chose trop sérieuse pour être confié à un designer graphique.
  • - La qualité d’une forme ou d’une idée n’est pas un handicap. (Rien n’est "trop beau pour vous", chers clients).
  • - Le champ du design graphique ne se limite pas à la communication d’unprojet.
  • - Une idée du client n’est pas une création.
  • - Une envie du graphiste n’est pas une création.
  • - La nostalgie et les "trucs sympas" sont les pires choses en design.
  • - Écrire en grand, gras, "tout cap", ne rend pas plus lisible.

+Lire la suite - Il n’y a pas de démocratie en matière de design. - La lisibilité importe moins que la lecture. - Le graphiste ne fait pas du graphisme pour du graphisme, il tâche bien, avec un mode de réflexion visuel et un emploi adéquat des formes, à contribuer à la réussite et à la qualité des projets et des sujets qu’on lui soumet. Ça va mieux en le disant, d’autant que la liste pourrait continuer indéfiniment de ces formules qui tentent de toucher du doigt ce qui, dans la relation entre un designer, son client et leur sujet, est essentiel à la réussite d’un projet commun. On le sait, au-delà du contexte et du sujet de telle ou telle commande, ce sont bien des facteurs plus généraux qui posent problème. On retourne toujours au statut du graphiste, au manque de reconnaissance de la discipline, encore trop perçue comme un caprice d’artiste compromis et réduite à un passage de vernis cosmétique.
Ça va mieux en le disant, mais dans le fond, ces formules nous font retomber dans la recette précuisinée dont on voit mal comment elle pourrait améliorer le goût du public pour la bonne cuisine. Lentement mais sûrement, une partie de la profession et des graphistes opère une mue vers le statut de “designer graphique”. Il y a là à gagner par mimétisme une partie de l’autorité des designers industriels et des architectes, il y a à perdre la liberté sous-tendue par le passif du graphisme français. La balance se fait entre la promesse de l’exceptionnel et l’amélioration du cas général.

Étienne Hervy Fermer

Le fond & la forme

DesignCeux qui aiment le design graphique prendront-ils le train ?

par Jeanne Quéiheillard, Étienne Hervy et Caroline Bouige

Une nouvelle livrée pour les TER d’Aquitaine, une typographie de signalétique pour la SNCF et une autre plus identitaire pour les chemins de fer russes. Est-ce le design qui prend le train ou l’inverse ?

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StudioMetahaven

par Sacha Léopold

À l’occasion d’un stage au sein du collectif néerlandais Metahaven Sacha Léopold passe en revue trois projets où l’art et le design graphique se conjuguent dans des interventions à la lisière des espaces sociaux et muséaux.

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Identité visuelleStedelijk

par Étienne Hervy

Typo Berlin

L’Atelier de création graphique, Mevis Van Deursen, Lust, Irma Boom et Pierre di Sciullo, cinq propositions d’identité visuelle pour un grand lieu d’art moderne et contemporain. Quand le musée et le design graphique se regardent...

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ACTUS

LA PART DU TEXTE

  • L’image réfléchie
    La peinture continuée sous d’autres espèces par Pierre Fresnault-Deruelle.
  • Typographie
    Fernand Baudin par Charles Gautier
  • L’image réfléchie
    Par Pierre Fresnault-Deruelle

PARTICIPANTS AU NUMÉRO

  • Pierre Fresnault-Deruelle, Charles Gautier, Sacha Léopold, Vanina Pinter, Jeanne Quéheillard