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Lire la suite - Il n’y a pas de démocratie en matière de design. - La lisibilité importe moins que la lecture. - Le graphiste ne fait pas du graphisme pour du graphisme, il tâche bien, avec un mode de réflexion visuel et un emploi adéquat des formes, à contribuer à la réussite et à la qualité des projets et des sujets qu’on lui soumet. Ça va mieux en le disant, d’autant que la liste pourrait continuer indéfiniment de ces formules qui tentent de toucher du doigt ce qui, dans la relation entre un designer, son client et leur sujet, est essentiel à la réussite d’un projet commun. On le sait, au-delà du contexte et du sujet de telle ou telle commande, ce sont bien des facteurs plus généraux qui posent problème. On retourne toujours au statut du graphiste, au manque de reconnaissance de la discipline, encore trop perçue comme un caprice d’artiste compromis et réduite à un passage de vernis cosmétique.
Ça va mieux en le disant, mais dans le fond, ces formules nous font retomber dans la recette précuisinée dont on voit mal comment elle pourrait améliorer le goût du public pour la bonne cuisine. Lentement mais sûrement, une partie de la profession et des graphistes opère une mue vers le statut de “designer graphique”. Il y a là à gagner par mimétisme une partie de l’autorité des designers industriels et des architectes, il y a à perdre la liberté sous-tendue par le passif du graphisme français. La balance se fait entre la promesse de l’exceptionnel et l’amélioration du cas général.
Étienne Hervy Fermer
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