Mars 2000
ÉDITO
Signes de guerre
guerre de signes
par Patrick Morin
La valeur d'un signe ou d'une image – simple forme ou représentation – ne peut évidemment être comparée à la valeur de la vie ou à la gravité de la mort. Pourtant, quand des signes deviennent des symboles, non seulement le regard que l'on porte sur eux mais aussi les valeurs qu'ils incarnent leur donnent une dimension qui va bien au-delà du message visuel originel.
Lire la suite Ces signes surchargés d'émotion, d'affectif, de douleur, ne sont presque jamais interprétables dans l'instant. Ces signes-là ont besoin de temps. Nous avons besoin de temps. Pour les regarder en préservant nos mémoires, les "lire" sans succomber à leur douloureuse histoire, notre regard doit avoir appris la patience.
Nécessaires à l'évolution des savoirs graphiques, ces signes du passé – lointain ou proche – comme ceux d'aujourd'hui sont par définition les "signes avant-coureurs" de ceux de demain. Ces traces visuelles, présentes dans notre inconscient, nous aident à élaborer et concevoir les formes futures. L'apprentissage du regard est à ce prix, car sans le recul du temps il serait presque impossible de dire que certains signes honnis sont d'une force graphique redoutable, que certaines affiches remplissent leur rôle avec une efficacité étonnante et que certaines illustrations sont de véritables œuvres d'art.
Ce soixantième numéro d'étapes Graphiques regarde presque soixante ans en arrière les signes emblématiques de la collaboration et de la Résistance. L'école supérieure des arts décoratifs de Strasbourg, en réalisant cette exposition – dont le commissariat a été confié à Michel Wlassikoff –, a produit un travail de fond remarquable. Cet article (pages 28 à 49) ne peut logiquement rendre compte de l'importance du travail fourni et de la richesse visuelle de ce qui, à Strasbourg, est devenu un événement. Lecteurs frustrés, rassurez-vous, l'exposition devrait être présentée dans d'autres villes de France dans les mois à venir.
Les effets de notre calendrier éditorial font paraître en même temps le sujet sur Adrian.
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Le fond & la forme
EXPOSITIONSignes de la collaboration
et de la Résistance
par Michel wlassikov
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Tenue du 8 février au 12 mars 2000, l'exposition “Signes de la collaboration et de la résistance” présentée par l'école des Arts déco de Strasbourg fut une occasion sans précédent de revenir sur le rôle des signes et leur utilisation par chaque camp durant les périodes de guerre et d'occupation du milieu du XXe siècle. |
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EXPOSITIONChasser tout signe français
par Philippe Delangle
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à travers deux exemple de campagne mené par la propagande nazie (et de leur réponse par les affichistes françzis), décryptage du processus de nazification de l'Alsace. |
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TYPOGRAPHIEAdrian Frutiger, une œuvre proétéiforme.
par Roger chatelain
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Créateur de l'Univers, maître de la typographie suisse mais également enseignant de celle-ci en France, le parcours et la personne d'Adrian Frutiger, sclupteur de blanc, méritent approfondissement.
Reportée, l'interview qui devait accompagner cet article est parue dans é:72. |
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CRÉATION
- Design
billet graphique
- Marketing
Fourre tout
- Portrait
AntoineBardou jacquet
LA PART DU TEXTE
- Images
abasouedi
- Legislation
De la rémunération des auteurs (2)
- Réaction
Métagraphiste
- Regard
Can bad be good?
PARTICIPANTS AU NUMÉRO
Alice Andersen, Ulf Andersen, Camille Baladi, Lewis Blackwell, Léonor de Baillencourt, SRoger Chatelain, Philippe Delangle, Solange Deloison, Isabelle Durand, Guillaume Frauly, Jean-Pierre Greff, Marie-Pierre Guiard, Céline Mur, Philippe Quinton, Michel Wlassikov.