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jeudi : débat - les rémunérations des jeunes graphistes

Publiés dans la lettre d'information sur le design de Jean-Charles Gaté "Design fax", les résultats d’une étude pilotée par Gilles Galodé révèle que 3 ans après leurs diplômes, les diplômés des écoles d’art gagnent à peine le SMIC. Dix-huit mois après l’obtention de leur diplôme, 63 % des diplômés 2005 DNSEP option communication ont un emploi. Les salariés touchent en moyenne 1220 euros par mois contre 890 euros pour les travailleurs indépendants. Dans le numéro spécial d’étapes, une enquête mettait déjà en évidence les conditions difficiles liées au coût de la vie pour les étudiants. Les diplômés de 2006 témoignaient quant à eux de leur première année de vie professionnelle, et malgré la qualité de leurs travaux d’études, connaissaient rarement des situations confortables. T

Commentaires

les rémunérations des vieux graphistes ...

... c'est parfois pire que pour les jeunes !!! Un vieux graphiste c'est pas malléable à souhait, ça n'attire personne, c'est compliqué à comprendre, on peut rien en tirer, un vieux graphiste se contente du RMI, c'est tout...

"vieux graphistes"

A partir de quel âge devient-on "vieux graphiste" ?
En tous cas, un vieux graphiste doit au même titre qu'un jeune
gagner sa vie, et donc être... souple autant qu'un jeune.
Mais dans les agences, on sent une certaine pitié envers les vieux graphistes free.
Quelque chose dans les regards qui dit "lui, s'il en est encore là,
c'est qu'il a echoué". Ca fait mal, surtout venant de jeunes mecs/nanas
qui souvent sont bien incapables de savoir ce qui est graphiquement
bien ou pas.
Drôle d'époque, froide comme un hiver permanent.

Il est vrai que vieux

Il est vrai que vieux graphiste est presque présomptueux, mais comme en 20 ans ce métier à subit une (r)évolution telle, que j'ai parfois l'impression parfois d'avoir commencer ce métier il y a 2 siècles !!!
Et si être souple c'est accepter de gagner 3 fois moins qu'à nos beau jour, faire de la maquette pour des agences de m..., faire des appels d'offres non rémunérés à gogo, supporter l'exigence d'un client fière de vous montrer ce qu'il vous à fait avec son toshop (et que du coup il a plus besoin de toi et de ta rémunérations), etc, etc.
M'est avis que ce n'est plus vraiment de la souplesse.
Et pour conclure, si j'ai besoin d'avoir chaud je me dis tout simplement qu'il n'y a pas que le graphisme dans la vie, ça me permet de voir l'été plus souvent.

allussinant!

quel horrible conversation et qu'elle attitude minable j'aurais honte à ta place! je vais sortir de l'ecole en juin et voir ça me donne la chair de poule. J'espere jamais ne croisé des gens comme toi! Depuis quand l'experience et le savoir est symbole de décadence?

depuis quand ?

Depuis au moins les romains !

rémunération des jeunes graphistes

Dans quel monde vis-tu ? il faut te préparer à la triste réalité !! Den a 100% raison ! Et depuis quand les jeunes diplomés ont un niveau aussi bas en orthographe et en grammaire ?? Ca, ça donne vraiment la chair de poule !!

On est vieux à quel moment ?

C'est facile à retenir.

> En dessous de 30 ans on est trop jeune !
> Au dessus de 35 ans, on est trop vieux.

On à donc 5 ans pour construire notre retraite ...

Un seul remède, devenir pluridisciplinaire et saisir les opportunités au delà des évidences.

Pas toujours si simple.

Re

La stupidité de ce commentaire est à la fois une insulte à la profession et à vous-même - qui serez un "vieux graphiste " un jour. Le talent n'a pas d'âge bien heureusement. "Malléable à souhait" n'est pas une qualité, "en tirer" n'est pas non plus la façon de procéder.

les rémunérations des jeunes graphistes

Foutaises, les jeunes diplomés de DNSEP ne trouvent pas de boulot dans le graphisme.
ET oui !
On ne programme pas du Php, on touche pas a CSS, ni a DHTML, et tres tres peu à Action Script.

et puis de toute façon ils sont classés "artistes ingérables".

Alors si aujourdhui il faut " faire de la 3d (3dsmax serait un plus ), avec des compétences en webdesign, php sql, animation flash, en print + expériences en presse..g "

oui c est les annonces que je reçois.

Et chaque compétences est un métier. Faut pas rigoler.

Rémunérations des jeunes graphis. : le mythe du plateau d'argent

Une fois le diplôme acquis, personne ne vient chercher un graphiste sur les bancs de l'école pour lui proposer un emploi. C'est différent des métiers de la finance, des sciences, du droit ou de l'éducation …

1) Les carrières artistiques ou "semi-artistiques" ne sont pas réputés pour le confort de vie, ça ne date pas d'hier il me semble. Voilà pourquoi, la majorité des parents voient d'un mauvais oeil quand leurs chérubins de 18 ans jouent avec des crayons de couleur et un pinceau plutôt qu'avec une calculette.

2) La concurrence est rude d'une part. Et d'autre part, le manque de productivité des nouveaux venus est un frein pour les employeurs. Ca c'est la dure réalité économique.

3) En ce qui concerne l'animation 3D et Webdesign, l'artiste est aussi un artisan, et la maîtrise des outils de production permet l'autonomie. On peut faire seul, ce que d'autres font à 5, ce n'est pas forcement signe de qualité mais correspond à un marché de la commande frileux.

Enfin c'est ce qu'il me semble, quelques années après un BTS communication visuelle.

Pluridisciplinarité

Pluridisciplinarité, tel est se qu'on nous demande actuellement.

Je suis en 2ème 3D et je remarque également que l'on aura plus de chance de trouver un travail si on est bon dans plusieurs domaines que si on est un crack dans un domaine précis.

J'ai la chance de connaître moult matière allant de Word, Power point, DVD Architect, à Photoshop, Painter, Illustrator, Fireworks, Dreamweaver, Flash, Wirefusion, HTML, PHP, AJAX, CSS, Vegas, Sound forge, Combustion, Silo, 3Ds MAX, Zbruch, Vue, After Effect, InDesign...

C'est de plus en plus ingérable et indigérable de s'aligner sur les demandes des clients. Toujours plus, toujours plus vite, toujours moins chère.

les rémunérations des jeunes graphistes

Bonjour,

Je ne sais pas si je peux me considérer comme une "vieille graphiste", mais bon au bout de 10 ans de métier (je vous laisse imaginer même le décalage entre ma formation de l'époque et ce à quoi je touche maintenant - un monde...). Donc pas le choix, on est formé pour un taff mais on s'adapte comme dans tout d'ailleurs, on se forme, on s'informe et au final quand on a au départ une bonne maîtrise graphique, de l'imagination et la faculté de s'adapter, on réussit à s'en sortir (même avec de la"bidouille"), ça reste quand même notre milieu, c'est tout. Il y a 10 ans, sur le marché du travail en créa, graphisme, il n'y avait pas plus d'opportunité, et souvent au bout de deux ans, les logiciels avaient tellement pris une boost et les demandes des clients changées qu'on a touché un peu à tout et que le métier a évolué. Pour info, l'outil informatique, quand j'ai fait mes études en arts appliqués, était utilisé à petite dose, on était des graphistes, pas des infographistes (donc on créait à l'"ancienne" des mises en pages avec collage etc... et on passait à l'ordi en fait de parcours. On était formé sur les logiciels type (gang adobe etc...), mais on faisait énormément de choses à la main et surtout on ne parlait pas de webdesign, de javascript ou de php et tout ce qui s'en suit, donc formation, débrouille et voilà.

Bon courage en tout cas.

éol

évoluation

Je ne sais pas si je peux me considérer comme une "vieille graphiste", mais bon au bout de 10 ans de métier (je vous laisse imaginer même le décalage entre ma formation de l'époque et ce à quoi je touche maintenant - un monde...). Donc pas le choix, on est formé pour un taff mais on s'adapte comme dans tout d'ailleurs, on se forme, on s'informe et au final quand on a au départ une bonne maîtrise graphique, de l'imagination et la faculté de s'adapter, on réussit à s'en sortir (même avec de la"bidouille", ça reste quand même notre milieu, c'est tout. Il y a 10 ans, sur le marché du travail en créa, graphisme, il n'y avait pas plus d'opportunité, et souvent au bout de deux ans, les logiciels avaient tellement pris une boost et les demandes des clients changées qu'on a touché un peu à tout et que le métier a évolué. Pour info, l'outil informatique, quand j'ai fait mes études en arts appliqués, était utilisé à petite dose, on était des graphistes, pas des infographistes (donc on créait à l'"ancienne" des mises en pages avec collage etc... et on passait à l'ordi en fait de parcours. On était formé sur les logiciels type (gang adobe etc...), mais on faisait énormément de choses à la amin et surtout on ne parlait pas de web design et tout ce qui s'en suit, donc formation, débrouille et voilà.

éol

les vieux graphistes

eol a raison. j'ai failli ecrire la meme chose hier :
au bout de 10 ans, les salaires proposés sont encore plus bas alors que le niveau de vie a augmenté. je suis seule avec une famille à charge et ce n'est pas suffisant.
et les employeurs n'ont pas honte de nous faire regresser.
poutant, on s'est formé, adapté, avec de bonnes expériences (moi j'ai eu la chance de la polyvalence. des petites aux grandes entreprises, et de l'edition au pack).
Et là actuellement, j'entend la stagiaire réclamer un "vrai poste" payé idem, cad pas grand chose : 1200 net, parce qu'en 3 mois elle apprendra rien de plus et qu'elle pense avoir le meme niveau de compétences.
au final, certains patrons accepte meme de payer plus, parce qu'ils sont plus jeunes avec des idées plus "fraiches", mais pas forcement adaptées au marché.
de toute façon, souvent à la sortie de l'école, les jeunes veulent travailler pour la culture et les projets plus "nobles" que la plaquette d'entreprise ou un paquet de biscuit premier prix et sont déçus.
et il faut arreter que les ecoles sortent autant de graphistes, 50 pour une offre d'emploi....certains autres metiers idem.

Rémunération

Je constate au fil des années de travail, que non seulement les clients sont de plus en plus exigeants. Mais qu'ils sont de moins en moins prêts à payer pour leur exigence.

Que notre métier est de plus en plus perçu comme étant une association de bricoleurs. Que bien que mon salaire ne peut pas augmenter car les prix doivent baisser, le prix du papier ne cesse d'augmenter par contre (je travaille dans le print).

environnement

j'ai oublié de dire que, les jeunes qui debutent, pense au beau coté du métier, aux "jolies choses" des magazines, au design qui embellit la vie.
c'est comme tous les metiers, de l'artisan à l'artiste, question de point de vue...
de la chose quelconque à celle exceptionnelle...il y a de tout...

quel avenir pour les jeunes?
mais quel avenir pour l'environnement?

je pourrai parler de l'environnement du travail meme, qui est parfois deplorable avec des gens stresses et radins, des gens qui vous font regresser et regretter ce metier.
environnement qui ne paye pas ne cesse t'on de dire...sauf pour les plus "élevés" dans l'entreprise...
pourtant j'aime "l'ecrit" la "communication" et ce que cela apporte à la société.

l'environnement...les arbres sont renouvellables ...
mais quand je pense au cercle vicieux de nos creations de packs alimentaires ou autres prospectus de supermarché, pleins de couleurs et de polices bien grasses, pour surconsommer, creer des besoins et des dechets, surtout plastiques pour quelques portions (car les gens sont de plus en plus celibataires, à ce niveau la aussi c'est la consommation sans efforts)...
mais quand je pense à ce miracle d'internet, source d'info qui était censé remplacer le papier, etc... qui fait consommer des ordis non recyclable qui vont s'accumuler pres d'une riviere quelque part en inde ou ça ne derange pas...

j'ai plus de mal encore à faire ce joli travail...sur la planete
oui, quel avenir pour les futurs graphistes pollueurs, comme nous tous?

Il faut absolument arrêter

Il faut absolument arrêter d'envoyer des milliers de jeunes dans cette filière, il n'y a pas du travail pour tous !
Rien que sur Grenoble, trois écoles privées proposent pour un prix exhorbitant de devenir infographiste ou graphiste en un an (je ne parle pas des formations publics). Ce qui donne environ une centaine de jeunes par an se présentant comme étant des pros. Malheureusement, il n'y a pas cent places par an qui se libèrent dans les entreprises grenobloises. Du coup, certains abandonnent, d'autre essayent de devenir freelance et cassent les prix par inexpérience. Notre métier étouffe !
Les écoles privées ont une grosse responsabilité dans cette crise et elle n'est pas prête de se résorber !
Dans mon cas (www.supcrea.com), la formation que j'ai suivie justifiait son prix en affirmant 100 % d'embauche dans les 1 an. Un an après, la plupart ont abandonné. Sur une promo de 50, une dizaine travaillent dans le secteur (pourtant 100% ont payé 6'400 euros).
Bon courage !

//

Et quand bien même vous réussissez à vous en sortir, il faut voir combien les institutions vous trainent dans la boue... Appels d'offres non-rémunérés, constante mise en compétition avec d'autres free pour faire baisser les prix...

J'hallucine un peu plus chaque jour, et face à des clients à l'enseigne on ne peut plus respectable... sur le papier !

C'est clair qu'il y a trop de graphistes sur le marché, les commanditaires le savent et en profitent sans vergogne.

Le pire c'est que tout cela a tendance a faire méchament baisser le niveau, on voit du vite fait et pas cher, et c'est pas pret de s'arreter. Vive la France.

jeunes ou vieux graphistes

Comme c'est triste de vous lire. Mais je reconnais que c'est très difficile. J'étais prof dans une école de com privée, au coût exorbitant. Mes élèves étaient plein d'espoir, moi pas. Je savais que beaucoup d'entre eux allaient ramer. Ceux qui s'en sortent ont tous un plus+++: relations perso, beauté physique hors du commun, tchat remarquable, énergie à revendre, créativité, dents très longues, parler plusieurs langues dont l'anglais,tout cela en même temps, ou une sensibilité artistique et humaine bien au dessus de la moyenne...
Cette dernière qualité est pour moi la plus intéressante. car elle va révéler la personne à elle - même tôt ou tard. Son parcours prendra du relief.
Connaitre un logiciel est désormais à la portée de tous. Peut-être qu'il faut cultiver autre chose que de la technique, être curieux, observateur, prêt à se donner, idéaliste, avoir des convictions, se sentir concerné par la vie autour de soi, oser vivre autrement(sans télé par exp), réfléchir, que sais - je?

C'est facile à dire quand on n'a pas de problème de sou. Mais j'ai l'impression qu'en étant plus ouvert vers les autres après avoir bien pris son temps, on pousse bien des portes. J'entends par "les autres", tout ce qui nous entoure, qui vit et évolue avec nous, tout ce que l'on ne connait pas, qu'on a jamais testé, penser autrement.
Peut-être que gagner le SMIC pendant un certain temps, ce n'est pas si grave. ça laisse le temps de voir venir.

Je ne sais pas si je vous ai donné un peu d'espoir ou pas du tout. J'aimerais pourtant que le débat aie plus de pêche!

Soyez heureux, vous êtes en bonne santé, non?

"Peut-être que gagner le

"Peut-être que gagner le SMIC pendant un certain temps, ce n'est pas si grave. ça laisse le temps de voir venir.
Soyez heureux, vous êtes en bonne santé, non?"

Être en bonne santé, ne paye pas les factures.
Et oui, on a beau être graphiste et plein d'espoir, on ne se nourrit pas encore de vent.Par contre je suis d'accord sur le fait qu'il faut savoir prendre le temps de se former et pas seulement sur les logiciels.
Quant aux remarques sur le fait qu'on forme encore des jeunes à devenir graphiste alors qu'il n'y a pas assez de place pour tout le monde QUEL ÉGOÏSME!!! Je suis graphiste éxé pour le moment par choix car je veux encore développé ma créativité avant de me lancer en créa professionnelle. Mais je n'ai pas peur de la concurrence de tous ces jeunes horribles prêts à nous piquer notre travail.!!!
Il y quelques années, on a voulu me décourager de faire ce métier, et je me suis obstinée. Si j'ai pris ce droit de choisir le métier que je voulais, je n'ai pas celui de refuser aux autres de faire pareil.
Si je peux donner un conseil, se former sur tout pour faire plaisir aux recruteurs n'est pas la bonne solution. Je me suis spécialisée en print (bien que j'ai quelques notions en web pour ne pas être perdue dans une conversation), et je ne le regrette pas.
Ayez confiance en vous et en votre valeur, ainsi vous saurez convaincre les employeurs. Beaucoup préfèront une personne qui connait réellement son domaine, que quelqu'un qui connait tout et n'assure en rien.

reponse à "quel egoisme"

faire de l'exe par choix "pour le moment" je souhaite que ça se passe bien pour vous. parce qu'ensuite, plus personne ne voudra vous ecouter dire que vous savez faire des "créations".
j'ai apris par volonté avec de la patience envers des personnes difficiles, j'ai jamais été aidé ou fait l'hypocrite comme beaucoup. j'ai beaucoup de capacités dans tous les domaines artistiques mais c'est ce qui m'est arrivé : de faire de l'EXE. et pourtant j'ai fait des logos plus reussis que ceux de certains "DA". et poutant je fait ce metier par choix. mais ...ça ne paye pas.

ce n'est pas de l'egoisme de prevenir les jeunes qu'ils vont etre deçu ou ramer ou qu'il vont ejecter une mere qui a besoin d'argent en arrivant dans une agence.
ou qu'il vont devenir des gens arrogants envers les autres qu'ils mettront plus bas.
de plus les jeunes sortant de l'ecole se disent "DA junior" avec des pretentions de salaires de 1600 net. qu'est ce que cela veut dire? ils ne savent meme pas le travail en equipe. que de dire qu'un jeune mec gagnera plus qu'une fille avec 10 ans d'expérience = 1250 net.

je voudrais revenir sur le fait que les magazines de graphisme sont bien, mais ce n'est pas le reflet de la plupart de notre travail quotidien, alors que les jeunes croient faire ce qui est montré, en debutant le métier....

je voudrais signaler aussi au niveau de la reconnaissance qui va avec la remuneration, le decalage entre les "graphistes". entre eux.

il y a le Directeur de crea, le directeur artistique, le DA junior, le CREA, le graphiste et enfin le maquettiste EXE qui recoit en fin de travail les directives, disont plutot les ordres.
j'ai toujours pensé etre un graphiste.
erreur, il y a le "classement"

ce sont mes collegues amis eux meme qui me font sentir que faire de l'exe c'est la decheance. les employeurs aussi. on est tous remplaçables alors : autant prendre le moins cher. j'ai honte pour eux quand les gens marchandent notre salaire.
est t'on devenu "ouvrier de la pao" comme on pourrait dire il y a 10 ans? y a t'il des imprimés, des prospectus plus "noble" que d'autres? OUI quand j'entend dire "c'est moi qui l'ai créé" quelle superiorité, quel interet?.
des agences "au top" et des "imprimeries..." des DA et des EXE...
que de la segregation.

bienvenu dans le monde de la pub

je partage profondément

je partage profondément cette analyse.
Cela manque cruellement de poésie et de lutte pour défendre la beauté de ce métier qui ne mérite pas d'être réduit à de la technique. Enrichissement permanent intellectuel et manuel de part les relations et les constuctions que l'on peut tisser ou non avec nos commanditaires, qui, au risque d'en choquer plus d'un ont tant de choses à nous faire découvrir au même titre que nous en avons à leur faire découvrir. C'est le TRAVAIL... avant tout une collaboration et un chemin que l'on fait ensemble ou pas. Le résultat obtenu est souvent à l'image de ce chemin. auras-t-on évité les obstacles ensemble, les pièges. Le résultat final sera souvent à l'image de ce chemin. Un peu de passion merde

AVENIR ?

Je suis actuellement étudiant dans ce genre d'école privée à environs 6400 euros l'année.
L'ambiance de classe est à 100% tournée vers ce genre de problème ; sommes-nous prêts, suite à 2 ans d'études de graphisme à entrer dans le monde du travail ?
avec un secteur presque bouché, de plus en plus
exigeant ? Pouvons-nous gagner convenablement notre vie à la sortie de l'examen ?
Et l'angoisse s'instale de plus en plus dans mon esprit lorsque j'entend certains mettre en doute la compétence de ces écoles privées. Pour ma part ce genre de doute est fondé, je constate que certains proffesseurs ne sont pas vraiment compétents, trop vieux ; ce sont parfois même des intervenants extérieurs sans capacités pédagogiques.

Les cours complètements dénués d'interêts, sont à même de décourager bon nombre de candidats .
Faut-il en vouloir ? Faut-il avoir des atouts en plus de ce que nous apprrenons, pour assurer notre avenir et gagner notre vie dans un secteur qui au final ne garantit rien ?
Nous décourageons ...

Ancien etudiant des gobelins

Ancien etudiant des gobelins d'annecy, ma promo a obtenu 100% d'embauches dans les deux semaines apres l'obtention du diplome et c'est à peu pret valable pour toutes les promos...

ouaip

et bien j'aimerais bien savoir quel genre d'emploi. Tu parle d'emploi payé trois franc six sous dans une agence??
génial

Les gobelins ? Oui mais !

Les gobelins ? Oui mais !
On parle de "DNSEP", c est pas la meme claaasse.
et un autre niveau en illustration je pense.

Au travail !

Et si le problème venait de la mauvaise formation des élèves. Par un manque d'exigence - un designer apprend plus à manier les formes que sa pensée - j'ai l'impression qu'on ne nous pousse pas assez à être des têtes bien faites, que la culture générale est évincée au profit d'une culture en histoire de l'art parfois même superficielle. Depuis qu'on a connu le feutre, l'effort de la plume nous parait insurmontable. Depuis qu'on connait la culture par le cinéma, lire un essai n'apparait plus si attrayant.

Comment vouloir rémunérer dignement un jeune qui croit tout savoir sur le monde, a passé plus de temps à faire des blagues qu'à réfléchir. Les étudiants en art s'en sortent souvent par une intelligence très fragile (un peu de répartie et de facilité à s'exprimer) et n'ont que rarement les qualités suffisantes pour se construire un esprit lucide et critique. Finalement, pourquoi seraient-on mieux rémunérer que le technicien lambda?

Pour améliorer la situation, il faut que la profession arrive à maturité. Que la théorie, la critique, la philosophie soit partie intégrante de l'enseignement. On ne peux pas gagner autant que celui qui sort d'HEC ou de Polytechnique en passant son temps à regarder la star ac', faire la fête, grapher et aller voir des expos. Pour être mieux reconnu, il faudrait déjà faire l'effort de le mériter.

LOL

Si. Il est possible de regarder la star ac' QUOTIDIENNEMENT, de lire Barthes ou Nietzsche, de regarder les match de foot le dimanche, d'aller au cinéma (et d'apprécier Kiarostami ET Jean Dujardin), d'être intelligent, d'aimer Elie Semoun, de lire Manière de Voir ou d'écouter France Culture, aller aux soirées EdBanger, etc. et penser que la culture, c'est avant tout de la curiosité et de l'effort permanents. Je pense que tout est bon à (com)prendre. Avec esprit critique et regard exigent évidemment ! gg

la culture n'appartient

la culture n'appartient qu'à celui qui la cultive

Vieux graphiste

On devient un vieux graphiste, free-lance par défaut, quand on n'accepte pas les cdd ou cdi à 1000/1200 brut par mois, ce qui est la moyenne des salaires proposés sur la dizaine de sites d'offres d'emploi que je consulte quotidiennement.
Donc en résumé, après 2/3 ans d'expérience, nous sommes tous des vieux graphistes.

Rémunération

Et pourtant je vais vour dire, y'en a qui s'en mettent tjs autant dans les fouilles,
des agences, vieux DC, DA ou directeurs d'agence qui baissent le salaire des jeunes arrivant, des free, mais qui carburent tjs à des salaires énormes et des notes de frais à 3 fois le smic, les budgets pubs à 100 000 € et la créa qui leurs est revenu à 5000 pour 5 ou 6 personnes. Bande de chiens !

35 ans, freelance depuis 5

35 ans, freelance depuis 5 ans, suite a 5 ans en agence, en galère, retour en agence depuis peu... moyenne d'age des graphistes en agence maxi 25 ans...
me voilà donc un vieux graphiste payé comme un jeune pour un travail ennuyeux... ai-je bien encore envie de continuer dans cette voie?
depuis mon retour en agence, je me pause une question 5 fois par jour:
ou sont les graphiste de plus de 40 ans? (mis a part quelques stars?),

j'ai déjà ma petite idée, mais j'aimerai bien avoir vos témoiniages

ou sont les graphiste de plus de 40 ans ?

A 40 tout rond, pour ma part, je suis à mi-temps dans les vignes en tant que salarié agricole.

rémunérations des jeunes graphistes

41ans, à l'étranger, dans un pays émergent et je m'éclate , c'est vrai qu'à côté des rémunérations citées dans les differents articles, celles d'un pays émergent vous ferait rire !!! jaune. Mais ici aussi des écoles privées forment infographistes et autres, savoir se servir de logiciels c'est bien, faire de belles images parlantes, émouvantes, poétiques ou publicitaires, en est une autre , avoir un œil et pas seulement un logiciel est à mon sens le plus important. J'utilise mon ordinateur tous les jours au même titre qu'un outil comme mon crayon et du papier et surtout avec mes yeux, mes mains et mon cerveau. Il est vrai que les débuts furent difficiles mais l'année prochaine cela fera 10 ans que je travaille en tandem avec un autre graphiste (de 42 )ans et je ne regrette rien. Pas de sécurité sociale, pas de retraite mais je suis fière de mon boulot.
Nous ne sommes pas des stars loin de là mais je suis fière du boulot fait par notre studio et il nous arrive même de refuser des clients. Si je peux me permettre un conseil aux jeunes graphistes que je lis: ayez du peps, de la vie, de la folie et soyez différents c'est un métier artistique !
On joue avec les images, les lettres et les mots,il vous faut pour cela de la passion!
L'argent vient après..
..Si vous le voulez avant: soyez salarié dans une agence.

37 ans et toutes mes

37 ans et toutes mes dents… toujours dans la profession depuis 12 ans maintenant. Je ne sais faire que ça ! Lorsque j'ai commencé, j'étais au smic mais logée gratuitement dans un magnifique petit appart. Un ou deux ans plus tard j'étais à 9500 frs je crois avec de belles primes mensuelles, par contre je payais un petit peu de loyer quand même (1200 frs). Puis j'ai eu droit à travailler 1 jour de moins au même salaire ! Mon patron ne voulait pas me voir partir en free-lance. Ensuite j'ai été payée 2000 euros net toujours sur quatre jours dans une société. Cette profession n'est pas forcément mal rémunérée. Je crois qu'il y a ce côté non graduable de la rémunération, car bien plus qu'un diplôme, la différence se fait sur le "terrain". Sur le papier, j'ai un BTS. Et surtout, ne nous dévalorisons pas. Ce n'est pas parce que le "niveau moyen de rémunération" est bas qu'il faut accepter un salaire indécent. Ce métier demande un savoir-faire au delà de la connaissance des logiciels
Je suis indépendante depuis cinq ans. Mon taux horaire est bien plus haut que celui de salariée. En revanche, je ne travaille pas assez pour bénéficier d'un salaire correct… Je devrais faire du commercial, mais je déteste ça !

Rémunération

Jutse pour rejoindre quelques commentaires plus haut, il est vrai que dans les postes, on vous demande souvent de faire du web, du print, de la 3D et du commercial, pas évident car c'est vrai que chaque branche est un métier précis meme si je suis d'accord sur le fait d'etre complet dans la création mais quand meme, aussi le fait d'avoir 5ans d'experience est pas evident quand on arrive deja pas a avoir 1an d'exp...bref pas évident... si possible soyez également trilingue et pour un joli 1200euros (brut of course)

Faut y croire

Ben oui, y'a que ça à faire, y croire et évoluer sans cesse. Je suis une très très vieille graphiste (n'insistez pas, je ne vous dirai pas mon âge..;-) J'ai bossé pendant 10 ans comme indépendante et 10 de plus en agence web & co. J'ai commencé en tant qu'illustratrice (sans ordi of course) jusqu'à devenir web designer spécialisée en usability. Finalement avec un salaire acceptable 1600 euros à mi-temps (dingue non?).

Savoir évoluer avec les techniques est évidement indispensable, aucun graphiste ne peut subsister en travaillant avec un silex.. se pose aussi alors la question de l'acquisition des logiciels :gros investissement, débrouille, opportunités (au choix).

Mais pour ma part, le plus important dans ce métier, ce qui m'a toujours servi auprès de mes clients/employeurs, c'est savoir de quoi on parle. Pouvoir expliquer au client POURQUOI cette ligne verte à droite est importante, pourquoi le gros carré rouge qu'il souhaite voir dans sa brochure est tout sauf efficace. Le graphisme, ce n'est pas de la déco. C'est pouvoir développer un concept, un fil rouge, une idée maîtresse qui va servir le produit/brochure/siteweb. Sans raconter de conneries. Il faut que les clients/employeurs se rendent comptent que le graphisme est un métier qu'ils ne maîtrisent pas.

Comprendre ce que le client veut et lui proposer un travail solidement argumenté va de pair avec un design innovateur et soigné. Mais surtout, ne pas mettre en avant ses propres goûts personnels (j'aime le noir alors je mets du noir partout, très con).
Si vous maîtrisez cela, c'est gagné! On viendra vous chercher.

Engagement

Je fais le métier de graphiste/illustrateur depuis plus de 10 ans, dont 8 en freelance. Est-ce que je suis ou pas un vieux graphiste ? Peu importe des artistes comme Roman Cieslewicz ou André François ont montré qu'ils pouvaient garder un oeil vif jusq'au bout. L'âge c'est un faux débat, l'important c'est l'engagement qu'on met dans sa création, c'est Raymond Aubrac (grand résistant) qui dit "Résister c'est créer et créer c'est résister". Une phrase à méditer en ces temps de grande régression sociale.
En ce qui me concerne je fais mon boulot avec passion, principalement dans la presse et l'édition où ça paye plutôt mal mais où je m'épanouis beaucoup plus que dans la communication. Mes clients ne me demandent pas mon âge, ils jugent les images que je produit, parfois même ils ne savent même pas la tête que j'ai, les échanges se faisant par mail.
Pour les graphistes qui entrent dans la profession, je leur conseille de ne pas s'isoler, de bosser en atelier à plusieurs, ou de rejoindre une association d'artistes ou un syndicat. Pour ma part je suis au SNAP CGT (syndicat national des artistes plasticiens) : http://www.snapcgt.org/
Le SNAP vient d'éditer un « Guide de l'auteur d'œuvres plastiques et graphiques » qui est une mine d'informations pratiques sur le statut social des artistes, les droits d'auteurs, le statut fiscal, la gestion de votre vie professionnelle, etc. Il est vendu au prix de 10 euros vous pouvez le trouver à la librairie du Palais de Tokyo et sur commande via le site du SNAP. Les ventes du guide aident le syndicat à défendre le statut social des créateurs (maison des artistes, agessa), proposer des améliorations pour nos droits d'auteurs individuels et collectifs et obtenir de nouveaux droits tels le droit de présentation publique (rémunération pour les expos non-commerciales) et le droit à la formation professionnelle.
Vous pouvez venir nous rencontrer à notre permanence tou les mercredis matins (10h à 13h) au 14-16 rue des Lilas 75019 Paris.

cest un vrai metier.... sans nom..

Graphiste ne veut rien dire; lu dernierement annonce "webmaster, profil graphiste!"!!..."infographiste", cycliste?
Il y a ceux qui bossent pour l'"eco" et ceux qui ont qque chose dans les tripes ceux-la creent, bouffent de la vache enragee et crevent, comme Roman, trop tot!! (les autres aussi... dailleurs) ou ils graphiste-capitulent... cest peut-etre le moment!.... d'inventer un joli mot ! dailleurs!
AAaaartistes... ...
Cest pourtant pas nouveau....... le web on sen fout!!! cest nouveau...ah!! la bêle affaire!!!!!!!

peu dartistes tout court et encore moins sur le web!!! recruteurs, je vous aime mais je vous plains!
cest comment deja la poutre dans loeil de la paille...
A Roman Cieslewickichschshz mon ami artiste qui me manque

filière bouchée ?

Je voulais répondre sur le terme filière bouchée. Ce n'est pas une nouveauté, cette filière est particulière du fait du métier qui est aussi très particulier. C'est un métier à créer en fonction des attentes de chacuns. De ses capacité, des ses volontés, et des ses choix. Personnellement j'ai fait le choix de mener ma barque tout seul, et j'assume les chutes occasionnelles. Il serai bon de prendre le problème à l'envers. C'est dans les écoles qu'il faut travailler. Sur le corps enseignant qui doit aussi s'adapter. Se moderniser ! Pas particulièrement sur l'aspect info-numérique-à-gogo, mais plus sur l'aspect moderne du métier. Des profs plus jeunes, pls "dedans" qui vivent ses situations. Dans dix ans on les labelisera, médaillera, décorera, alors qu'ils devraient encadrer maintenant

est ce si bouché que ça ?

10 ans que j'exerce le métier de graphiste / infographiste... appelez ça comme vous voudrez ! Je vis en province à 100 km de Paris. J'ai eu la chance de trouver un vrai CDI dams une boite d'édition ... d'annuaire pro en électricité/électronique payé au smic, 3 ou 4 mois apres l'obtention d'un DNAT. A première vue c'est pas tres exitant comme job, mais finalement ça a été tres formateur dans la maitrise des outils. 3 ans plus tard ma boite a déménagé et je n'ai pas suivi. 2 mois apres je retrouvais du travail en CDD pour 1 ans dans 1 agence de com, puis 1 an apres dans une autre agence ou je suis restée 5 ans. J'occupais la place de DA junior payé mois de 1800 euros brut par mois. Là encore j'ai apris beaucoup. Il y a bientot 1 an, j'ai demissionné pour intégrer une imprimerie. Drole d'idee me direz vous, hé bien pas tant que ça. Aujourd'hui je fais plus d'exe que de crea mais je me sens finalement mieux là dedans et n'en ai pas honte. Toutes les semaine je dois sortir mon hebdo et ça me plait. Et pour le coup je suis à plus de 2000 euros bruts par mois. Comme quoi exe peut aussi trouver salaire convenable (je rappelle que je vis en province) et peut être qu'en étant pas trop exigeant au départ, on est pas obligé d'abandonner sa passion !

avis de l'autre côté de la frontière

Bonjour,

je suis de Suisse, donc de pas très loin. Ce que je lis ici me donne envie de me trancher la jugulaire à coup de plotter...

J'ai 10 ans de métier, dont 5 en agence, (2 et demi dans la mienne). et je pars du principe que pour gagner de l'argent y'a bcp mieux à faire que ce métier c'est sûr!
Mais je suis sidéré de lire vos conditions salariales et le background dans lequel vous vivez votre métier... En Suisse,on ne roule pas sur l'or, mais un salaire moyen de graphiste senior correspond au niveau de vie moyen. N'avez-vous pas de moyen de faire pression d'une manière ou d'une autre? des syndicats?

Quand je pense à l'investissement personnel que demandent les métiers de la création, je ne peux pas comprendre le manque de reconnaissance qui vous est infligé.

Je peux imaginer se saigner pour sa passion artistique du moment où on travail pour soi et le monde des idées, mais lorsqu'on offre des services qui rapportent bonbon aux clients et aux cadres de nos agences, je ne pourrais pas accepter votre situation.

Avec empathie, mes meilleurs espoirs

Reste bien au chaud de l'autre côté de la frontière ami helvète.

J'ai pas mal rouler ma bosse dans les métiers du graphisme
(18 années d'expériences, l'age de la majorité chez les frouzes).

Je ne connais la Suisse pour y avoir travailler de longues années en agence de com. Quel fut d'ailleurs pas mon bonheur lorsque j'ai vu doubler mon salaire en arrivant au pays du gruyère (le vrai).

Je puis t'affirmer que cela n'a rien à voir avec la France. Certes depuis quelques années en Suisse, la situation c'est durcie (beaucoup de com a basculer sur Bernes et Zurich).

Mais tu ne peux comparer, que ce que tu connais. Les salaires suisses n'ont absolument rien à voir avec ceux pratiqués en France.

Je suis aujourd'hui Professeur d'Université et parallèlement DA indépendant, et je ne me voit pas mentir à mes étudiants en leur disant que tout va être rose.

Je crois que tout le monde doit se faire à l'idée, que le métier de graphiste hyper évolutif, qu'il faut à un moment ou l'autre quitter, pour faire autre chose.

Le graphistes de 50 ans épanouis ne font pas légion, que je sache. Soyez donc vigilants, faites-vous plaisir et lorsqu'il y a plus de galère que de positif... migrez vers d'autres horizons.

Je sais qu'il est difficile d'accepter les conditions actuelles, lorsque l'on se passionne pour ce métier.

Mais bon, c'est la vie

Remontage de moral

Ouh là ! c'est SOS déprime ici !
Bon, pour remonter le moral des jeunes créatifs (ou pas), et puisque c'est les chiffres qui vous intéressent, je vais vous donner mon exemple.
Je suis sorti de l'école il y a environ 10 ans. 5 ans dans un petit studio parisien forgèrent mon expérience (je suis arrivé je ne connaissais même pas XPress). Au SMIC pendant quelques mois (le temps de montrer de quoi j'étais capable), j'ai fini à 15 000 francs (monnaie de l'époque) net. Puis j'en ai eu marre de Paris, je suis parti en province ou je gagne très bien ma vie en tant qu'indépendant depuis 5 ans (entre 2000 et 3500 euros net par mois).
Comme quoi c'est possible d'être jeune (34 ans mais mon cerveau est resté bloqué à 20) et gagner de la pépette !

PS : en même temps il faut être bon hein, car il faut voir le nombre d'incompétents que j'ai vu défilés pendant 5 ans à Paris ! Être créatif c'est pas savoir se servir des logiciels…

Peace.

Je suis de cet avis : les

Je suis de cet avis : les techniciens sont nombreux, les graphistes sont rares. Faut l'avouer, le logiciel n'est qu'un outil à la portée du premier venu, alors que la créativité est une qualité qui se travaille durement. Mes stagiaires ont tous une connaissance très approximative de la typo, que dire des fautes d'orthographe ou de l'histire de l'art ! pire, ils ne savent pas dessiner !! mais ils connaissent bien leurs logiciels. Résultat leur production est correcte mais formatée. Ils ne savent pas créer, ils appliquent un modèle à la chaîne. À chaque commande, demandez-vous si le client mérite votre effort de créativité au lieu de lui laisser la liberté de minimiser votre importance. On vit dans l'ère de la communication et sans les dessinateurs (designer industriel, architecte, paysagiste, opérateur CAO, web...) le monde ne serait pas aussi "top design".

On peut effectivement

On peut effectivement constater en France un manque de reconnaissance du métier: à cause d'un trop grand nombre de graphistes sur le marché, à cause d'une formation insuffisamment intelligente peut-être (c'set sûr qu'on ne forme pas un graphiste en un an, ni deux ni même trois), aussi parce que les outils informatiques sont maintenant à la portée de tous.
Par méconnaissance avant tout.
DONC je pense aussi que c'est aux graphistes eux-mêmes de considérer leur métier comme un vrai métier: le graphisme n'est pas qu'un métier "cool", le graphisme ne relève pas que de la subjectivité et cela doit être compris par le client (c'est là je crois qu'est le vrai problème), il faut intégrer la notion d'éthique ou de corps professionnels (ne pas travailler au rabais pour soi et pour les autres, facile à dire peut-être mais fondamental), enfin en tant que communicant le graphiste devrait être le plus apte à la communication, j'entends dans les rapports avec le client.
Je ne suis pas d'accord avec cette vision du graphisme en tant qu'art, donc aléatoire et mal payé. il y a de fait une dimension créative et artistique, mais le graphisme fait partie intégrante (pour ne pas dire prépondérante) de notre système économique et c'est un métier avec un savoir-faire et un potentiel de génération de capitaux plutôt intéressant.
Cette reconnaissance - même si j'entends souvent que "c'était mieux avant"- doit donc aussi se gagner par une responsabilisation des graphistes.
Sans pub aucune il faut notamment songer aux syndicats (pas dans le sens français beauf ronchon mais dans un sens constructif de défense d'un corps de métier)!
Alors, graphistes, ayez l'œil du tigre et puis merde, amusez-vous, on est aussi là pour ça à la base non???

//

Merci beaucoup pour ton empathie l'ami suisse, ça fait sincèrement chaud au coeur.

Quant à SNZ, indépendant en province débrouillard et talentueux : ), si tu lis ce post, merci de me contacter, je voudrais bien en savoir un tout petit peu plus sur ta méthode de travail. Tous les (bons) conseils sont (bons) à prendre.

m.

à suivre ...

Sur le même sujet à un autre endroit :

http://www.graphismedia.com/index.php?f=file&id=6620

on y affiche même une grille tarifaire (aie aie).

Sinon comment, après toutes ces réactions, un tel sujet ou débat ne fait il pas l'objet d'un article, d'un dossier dans le "Étapes" papier.

Faire le point sur les pratiques et la rémunération des graphistes en France !

d'accord mais

parce que nous on n'est pas des stars ! …

Graphiste ou redéfinir un métier

Tant de choses vraies et flippantes !!
Il est vrai que notre métier doit être redéfini. Et cela passe sans doute par l'école mais aussi par la responsabilisation des graphistes. C'est essentiel comme quelqu'un le disait plus haut de présenter correctement et de façon trés professionnelle une maquette, parceque d'aprés mon expérience en petite agence, cette maquette en question est jetée sur le bureau du client du style "bon ben voila ce qu'on a fait (merde j'espère que ca va l'faire!!!)..."
De plus celui qui "balance" cette idée est "chez moi" un commercial, chose qui me choque profondément.
Ceci dit je me rappelle trés bien que lorsqu'à l'école de graphisme on nous demandait de présenter nos travaux, trés peu étaient capables de bien le faire. Au dela du petit délire créatif, il y a la justification, la réponse à une demande précise. Nous ne sommes pas formés la-dessus.
Il est vrai également que la culture générale et la richesse intellectuelle devrait prendre de l'importance, sinon nous sommes condamnés à devenir des techniciens. J'ai rencontré pas mal de créa incapables de parler de leurs idées, clairement et de façon construite, trop de ressenti personnel, de feeling, des choses inaccessibles par les autres.
Il y a un vrai language à enseigner pour accompagner notre travail.
J'aime mon métier: il est délicat, excitant et complexe mais il faut le défendre.
Il doit se mériter mais aussi être correctement récompensé.

Pour ma part je suis graphiste depuis 5 ans, dans la même agence, je gagne 1500 euros net, mais beaucoup de choses ne vont pas.

Bonne chance à tous,

Le débat est intéressante

Le débat est intéressante mais je crois qu'on parle de deux choses différentes : une chose est de décrire comment on peut s'en sortir en tant que graphiste après l'école de façon personnel, une autres est de regarder la filière communication visuelle comme secteur économique.

Mon opinion est que ce secteur brasse énormément d'argent mais il y règne aussi une ambiance délétère qui tient plus de l'ultra libéralisme que d'autres choses. On a jamais produit autant de choses : pubs, plaquettes, magazines, dvd, web etc etc etc. Mais la part qui revient au 'graphiste' est de plus en plus maigre.

C'est normal, des tas d'étudiants sortent chaque année prêt à bosser presque gratuitement pour se faire une expérience, les graphistes ou DA confirmés et talentueux sont nombreux et se concurrencent (tarifs, souplesse, courbettes…). Et le gros problème c'est qu'aucunes règles ne vient protéger le graphiste : on demande aux jeunes de se mettre en freelance ce qui permet de les sortir de toute protection sociale, flexibilité maximum, sans les payer assez pour compenser cette fragilité. Je ne parle même pas des 'freelance plein temps' qui sont nombreux mais illégaux ! Et pour ceux qui sont salariés c'est le travail à la chaîne et des salaires souvent pas très correctes.

Mais cette situation il n'y a que nous qui pouvons la changer, il faut se regrouper, se battre pour faire reconnaître notre profession et nos droits, c'est le seul moyen qui fonctionne : chacun dans son coin et l'égoïsme des graphistes n'amène a rien.

Les architectes par exemple l'ont fait, ils se sont battus pour se faire respecter et ça à marché. Si nous ne faisons rien dans 10 ou 20 ans ça sera encore pire : le nombre d'étudiants augmente chaque année, rendant de plus en plus facile l'exploitation de la chair à canon que sont ces jeunes graphistes. On sacrifie les jeunes, on sacrifie les vieux, ou va-ton ?

À QUAND LA RÉVOLUTION DES GRAPHISTES?

Alors oui c'est la crise…

Liée par le marketing, la communication "moderne" ne cherche
plus des graphistes mais des exécutants, en justifiant sa présence
le client se voit roi au service que vous lui rendez, il ne vous reste
plus qu'à courber votre égo pour payer les factures de votre quotidien.
Notre métier se voit refuser sa substance culturelle au profit
d'une rentabilité auditionnée sur la cible qu'il ne faut surtout pas
brusquer dans sa "consommation tranquille".
Difficile de justifier des prix auprès de vos clients pensant que
le travail n'est pas de vous mais de l'ordinateur, vous êtes jeunes
donc pas cher, vous êtes vieux donc dépassés, bref notre corporation
s'est dégradé au même titre que la société,
nous vivons dans le mépris!
Alors, sur le papier la plage!

Je vous invite à lire le rapport entre graphisme & publicité
de Steven Heller.

Euh...

Hello a tous !
J'ai lu tres attentivement tous les posts ci dessus et je partage vos avis... Sans m'appesantir sur le côté noir de la chose. Crayonneur depuis plus de 10, j'ai decouvert le graphisme dans une école de com' ou j'ai été formé a tout sauf au graphisme ( 2 h de cours de PAO par semaine ) et finalement ... Je me destine au métier d'infographiste. Apres 2 ans d'experiences diverses et de travaux gratuits ou sous payés ( quand j'entends mon mentor reussir a vendre une charte graphique a 3600 euros, je vire), j'ai enfin reussi a me mettre d'accord avec la majorité de mes clients sur mes tarifs horaires ( 50 euros de l'heure). En grande majorité du temps, je gagne jusqu'a 1500 euros au mois dans mon agence, dont une grande majorité m'est piquée par les impots et une autre va a mes provisions pour coup dur... mais bon, je garde le sourire... Parce qu'avant tout c'est le metier que je voulais faire. J'ai pas envie de pleurer sur mon salaire par ce que je l'ai choisi... Et me poser tous les jours sur un nouveau travail avec un regard neuf, prendre mon crayon et griffoner a un dir com sceptique un p'tit croquis ou passer des heures a caler un visuel, en me demandant ce que je vais manger dans un mois, dans un an... c'est un plaisir...
Je pense avant tout qu'il faut tenter ! Si j'avais voulu gagner de l'argent tranquille, j'aurais fait prof ou j'aurais suivi mes cours de marketing ... Nan, je pense que devoir etre polyvalent, meme si c'est toujours plusieurs metier, c'est bien. Je ne regarde pas mes horaires et j'adore mon travail . Je ne pleure pas sur mon salaire et un jour, mes revenus vont décoller...
J'pense qu'il faut aimer son boulot, pas regarder ses heures et se retrousser les manches... Pas se dire " quand j'arrive sur le marché, je vaus tant", parce qu'on m'a trop souvent dit : les communicant sur le marché, en sortie d'ecole, c'est 1500 euros...
Tout faux : un graphiste, il vaut ses compétences, son coup d'oeil, on coup d'crayon et ses connaissances !

Salutations et bon courage, camarades ...

"Heureux les simples d'esprits"

Tout travail mérite salaire! depuis quand travailler pour la gloire te fais bouffer toi ??? moi je pleure en lisant ton commentaire ! et pour une p... et un mars ? polyvalent polyvalent mon c...! pfff ! VENDU !
"Heureux les simples d'esprits"

"mais bon, je garde le

"mais bon, je garde le sourire... Parce qu'avant tout c'est le metier que je voulais faire. J'ai pas envie de pleurer sur mon salaire par ce que je l'ai choisi... "

C'est une blague ? c'est aussi avec ce genre d'argument que l'on nous conforte dans ce système vérolé : pas besoin d'argent, puisque c'est notre passion, pas besoin de sécu puisqu'on est heureux. (on croit rêver)

hallucinée

Les budgets pub ne cessent de croître, (je suis bien placé pour voir les prix exorbitants défiler devant mes yeux)... il n'y a plus de considération pour notre travail de création, il n'y a même plus de DA ou de DC, il n'y a que des DG qui s'en mettent plein le cul !
Vive le capitalisme !

questions

Comment un jeune après une seule année d'études, ou même deux à 6400€ peut-il débarquer sur le marché du travail et se dire graphiste ?
Vieux graphiste ? Qu'est-ce que cela veut dire ? Capable de concevoir une image sensible, pleine de références ?
Je débute, avec mon simple bts com et mon dnsep obtenu après mes cinq années de dg. Freelance, libre, emplie de doutes quant à ma capacité à produire des images qui fonctionnent mais aussi pleine de rêves : tirer les clients vers le haut, leur montrer, avec une certaine délicatesse, que le regard, ça s'apprend, ça se cultive et ça prend du temps...

mon métier, c'est quoi?

Salut Honorables camarades graphistes... Enfin, si vous pouviez éclairer ma lanterne.. un graphiste, aujourd'hui c'est quoi?
Je suis diplômé d'un bts de com' et d'une licence et je me suis dirigé vers ce (beau) métier par ce que je croyais qu'être graphiste était être capable de répondre de manière pertinente à un problème de com avec des outils tels que la couleur, la typo, le dessin ou encore la culture.. Mais mon désespoir est grand quand je vois la réalité que semblent ignorer nos gentils profs: être graphiste c'est savoir manipuler des logiciels, connaitre le langage web (style), avoir le cerveau endormi et surtout le bras très long!
Quand en entretient (chose hallucinante qui consiste à échanger sur des travaux dans l'optique éventuelle d'un poste et qui est très difficile à obtenir) on me dit:" ça le fait vous êtes super créatif! mais ça veut dire quoi être super créatif puisque tout le monde s'en balance tant que le président trouve que c'est BEAU! Il y a un réel problème de qualification du métier: Est-ce qu'un graphiste se vend pour son cerveau ou parce qu'il sait faire mumuse avec des logiciels?
Il me semblait pourtant, sans que ce soit péjoratif pour les exés bien entendu, que le graphisme était un métier intellectuel..? La blague! Et je n'ai que 23 ans...

Une collaboration

Bonjours a tous,

J'arrive à me démarquer de l'ensemble des infographistes par une bonne analyse et une bonne réflexion qui aboutit à un concept. Ce concept est le point de départ du travail graphique et détermine le choix des supports de communication (print, web, etc.). En effet, le graphisme ce n'est pas de la décoration, et ne doit pas dépendre de notre subjectivité.
Il faut bien sur savoir expliquer le concept et présenter son travail au client ou, mieux, réussir à entretenir avec le client une véritable collaboration. On doit apprendre son domaine et il doit apprendre le notre pour aboutir à un travail adapté et de qualité. Voila pourquoi le principe des appels d'offre n'est pas très bon.

Concernant la rémunération, elle doit etre proportionnelle au temps de travail passé. Plus un travail sera réfléchit et poussé, plus il coutera chère. Et c'est à nous à inciter le client à vouloir un travail de qualité. Le client est roi, c'est lui qui choisit, mais un client ça s'éduque !

Le prix Erasme, décerné à Pierre Bernard pour l'ensemble de son travail depuis Grapus à l'Atelier de la création graphique, doit nous inciter à nous regrouper et à nous mobiliser pour faire reconnaitre notre métier à sa juste valeur et améliorer nos conditions de travail.
Dans cette optique, je recommande le texte de l'AGI, destiné aux commanditaires, concernant les appels d'offres non rémunérés:
http://www.my-os.net/media/2008/AGI_2008.pdf

Je garde espoir concernant l'évolution de la reconnaissance et de la rémunération de notre métier, car les utilisateurs des logiciels graphiques, de la secrétaire à l'imprimeur, commencent à mesurer l'importance des connaissances graphiques, d'avoir un "oeil" comme on dit, et de savoir dessiner.

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