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Revue de presse


-    Analyse des logos d’identités visuelles nationales (à vocation économique et touristique).
-    Les métros vus à travers leur logo.
-    Refonte du logo du festival de Littérature de Manchester
-    Bayard s’offre une nouvelle jeunesse.


    En cette période de création d’identités graphiques nationales - conception de la marque France ou logo de la présidence Française européenne - comment les autres pays répondent à ces problématiques d’images ?
À la vue des différents logotypes nationaux répertoriés sur s-nonblog, certains principes graphiques semblent universels. L’utilisation des couleurs officielles, des éléments figuratifs propres au folklore (kangourou australien, tulipe hollandaise ou feuille d’érable canadienne) ou à la géographie de chaque pays (palmier des Maldives et soleil espagnol) est récurrente et uniformise paradoxalement des signes conçus pour se distinguer les uns des autres. Quand le drapeau ne suffit plus à signifier l’identité d’un État, le logotype prend la relève sans pour autant honorer sa mission, l’image finale ne conférant pas nécessairement d’originalité supplémentaire.

    Pourtant, c’est parfois pour exprimer la même chose que les pays sont les plus créatifs. Comme observé sur le site mic-ro, illustrer le mot « Métro » sur un plan ou dans la ville se résume presque internationalement à l’utilisation de la lettre « M». Défi créatif proposé à chaque état, le traitement de ce caractère se renouvelle sans jamais se répéter. Couleurs, formes, typographies et factures se déclinent, avec la nécessité élémentaire de créer une identification compréhensible par tous.


    « M » comme métro, comme Manchester mais aussi comme Mark Studio qui fut chargé de la refonte visuelle du Festival de Littérature de la ville anglaise. La volontaire simplicité de ce logo, analysé par Gina Lovett dans le Design Week n°23, utilise la silhouette de tranches de livres posés sur une étagère et insiste sur la dimension culturelle et didactique de cet objet de référence. Ces volumes épurés aux angles arrondis appuient la pérennité de l’événement et se déclinent aisément, du site internet à la brochure papier, en s’inscrivant dans la stabilité du carré.


    Bayard jeunesse cède aussi à l’esthétique de cette forme. Du précédent logo, seuls les grands yeux curieux du visage « cubiste » sont conservés. Oscillant entre le « Smiley », le dé à jouer et le domino, la marque gagne en évidence sans perdre de son ludisme. Dans un rectangle coloré juxtaposé, le lettrage Bayard devient plus accessible par l’abandon des pleins et des déliés et l’absence de sa majuscule.

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